CONSTITUTION

STATUTS

REGLEMENTS GENERAUX

 

RITE DE MISRAÏM

 

A 89

Original de la couverture de la Constitution, des Statuts et Règlements Généraux du Rite Oriental de Misraïm, édition 1886.

A 90

Première page des Grandes Constitutions de Misraïm 1886

 

 

ORDRE MAÇONNIQUE

ORIENTAL

DE MISRAIM OU D'ÉGYPTE

 

A :.L :.G :.D :.G :.A :.D :.L’U :.

SALUT
SUR TOUS LES POINTS DU TRIANGLE

RESPECT A L'ORDRE

 

A TOUTES LES OBEDIENCES REGULIEREMENT CONSTITUEES DES DEUX EMISPHERES

 

 

DECRET

 

Le Grand Conseil Général des Grand-Maîtres ad vitam du 90° et dernier degré de l'Ordre Maçonnique Oriental de Misraïm ou d'Egypte, Grands dignitaires de l'Ordre de la Chevalerie des défenseurs de la Franc-maçonnerie universelle.

Considérant que dans l'intérêt général de l'Ordre, les Règlements généraux qui le régissent ne peuvent jamais être trop formels ;

Vu : 1° les droits dont l'investissent les Rituels et les Statuts généraux de l'Ordre ;

2° L'Ordre de la Chevalerie des défenseurs de la Franc-maçonnerie universelle fondée par l'Obédience de Misraïm ;

3° La déclaration de principes professés dans le Rite Misraïmite, qui est soumise à l'appréciation des profanes qui sollicitent leur admission dans l'Ordre ;

4° Le serment, que contiennent les Rituels, prononcé solennellement dans la réception au premier degré symbolique; serment renouvelé à chaque élévation aux degrés supérieurs, par tous les membres de l'Obédience quels qu'ils soient, lequel serment impose l'obligation inviolable de se soumettre aux décrets des Grands Maîtres ad vitam de l'Ordre ;

5° L'article 26 des Statuts Généraux de l'Ordre ;

6° Attendu que, dans son assemblée du 29e jour de décembre 1885, le Grand Conseil Général a décidé à l'unanimité qu'il y a lieu de tenir compte des vœux exprimés par les Loges, lesquels ont pour but de préciser d'une manière générale les prescriptions des règlements généraux annexés aux Statuts généraux, sans toutefois opérer aucune modification à ces derniers qui puisse en dénaturer les principes.

Arrête:

Les Règlements généraux seront annexés aux Statuts généraux de l'Ordre ;

Art. 3. — Les présents Règlements ayant pour but de confirmer les principes de la véritable initiation, qui, depuis la fondation de notre Obédience, font la base de l'Ordre Maçonnique Oriental de Misraïm, seront, ainsi que les Statuts généraux, soumis à l'appréciation des profanes qui voudront se faire initier dans l'Ordre ;

Art. 4. — Les Grands Maitres ad vitam, les autres dignitaires et en général tous les membres de l'Obédience, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.

 

Fait, délibéré et voté à l'unanimité, à l’Orient du Monde, sous un point fixe de l'Etoile Polaire, répondant à 48° 30' 14" de latitude septentrionale, à la Vallée de Paris, le XXIXe  j... du Xe m... Anno Lucis. 000,3889 = le 29e j. de décembre 1885 vulgo).

 

Le Grand Président du Grand Conseil

Général, fondé de Pouvoirs :                                                                       Le Grand Chancelier :

            OSSELIN :. père.                                                                                  PLACIDE COULY :.

 

           Le Grand Orateur :                                                                          Le Grand Examinateur :

                 PICARD :.                                                                                                  RODE :.

 

Le Grand Capitaine des Gardes:                                                    Le Grand M .• des Cérémonies :

                STUDER. :.                                                                                          BURCK :.

 

Le Grand Maître délégué prés

          les Vallées du Midi :                                                                    Le Grand Secrétaire Général :

        EMILE COMBET :.                                                                                     OSSELIN... fils.

 

A 91

 

 

 

DECLARATION DE PRINCIPES

ET

PACTE CONSTITUTIONNEL

 

1)- Le Rite oriental est établi en France ; il se nomme Ordre ou Rite maçonnique de Misraïm ou d'Egypte.

2)- Son principe philosophique repose sur la base fondamentale et immuable, définie dans les trois propositions suivantes :

L'existence de l'Être suprême (L :.G :.A :.D :.L’U :.)

L'immortalité de l'âme (Justice),

L'amour du prochain (Fraternité).

Cette doctrine est celle de l'antique initiation ; elle a été enseignée par les grands esprits qui ont honoré l'humanité autant par leur science que par leurs vertus, et a exercé une influence salutaire sur les destinées du monde.

Le Rite de Misraïm considère comme un devoir sacré et une haute mission d'inscrire ces sublimes principes en tête de sa constitution et de les perpétuer dans les annales de l'Ordre, comme la base impérissable de la morale et de la vertu.

3)- Le ternaire suivant constitue la devise de l'Ordre de Misraïm :

LIBERTÉ. - ÉGALITÉ. - FRATERNITÉ.

4)-  Ses travaux ont pour but d'arriver à la vérité, par l'étude de la philosophie, de la morale, des sciences et des arts, et d'exercer la bienfaisance  basée  sur le  principe  de la solidarité  entre tous les  hommes,   sans  distinction  de  Castes,   de races,   de  croyances religieuses ou d'opinions politiques, voulant ainsi contribuer à faire du genre humain une véritable famille de frères composée d'hommes libres et de bonnes mœurs, connaissant leurs droits dans leur plénitude et pouvant exercer leur devoir avec fermeté et courage.

5)-Tout bon et loyal initié dans l'Ordre de Misraïm doit respecter la croyance religieuse et l'opinion politique de chacun de ses frères. Il doit observer et faire observer les principes et les statuts généraux de l'Ordre, les décrets, arrêtés et décisions de la Puissance Suprême ainsi que les règlements particuliers des Loges et Conseils régis par le Rite de Misraïm. Il doit aussi, en vertu des lois morales qui imposent à tous les hommes les sentiments de convenance, de réciprocité et de bienveillance fraternelle, respecter les statuts généraux des autres obédiences et les règlements particuliers des Loges et Conseils que ces obédiences régissent.

Comme maçon et comme citoyen, chaque initié, dans l'Ordre de Misraïm, doit respecter les lois du pays qu'il habite ou sous l'hospitalité duquel il peut être appelé à se placer.

6)- Toutes discussions politiques ou religieuses sont formellement interdites dans tous les travaux de l'obédience.

7)- L'Ordre de Misraïm impose à chacun de ses membres l'obligation de glorifier le travail et de proscrire l'oisiveté volontaire ; l'un des premiers devoirs du vrai franc-maçon est de travailler constamment, dans la mesure de ses forces, de son intelligence et de ses moyens d'action, en faveur de tous les membres de l'espèce humaine, qu'il doit considérer comme ses frères. L'Ordre prescrit à tous les maçons de son Obédience d'aider, d'éclairer et protéger leurs frères dans toutes les circonstances, même au péril de leur vie et de les défendre constamment contre l'injustice.

8)- Dans les travaux maçonniques, tous les maçons sont égaux en droits et soumis aux mêmes devoirs ; il n'existe entre eux que les distinctions résultant de la hiérarchie des offices électifs au sein de l'atelier, ou des dignités régulièrement conférées par la Puissance Suprême.

9)- L'Ordre de Misraïm reconnaît tous les rites maçonniques régulièrement constitués.

Il y a en France quatre obédiences maçonniques distinctes :

LE GRAND ORIENT DE FRANCE (Rite français)

LE SUPRÊME CONSEIL DE FRANCE (Rite écossais, ancien accepté).

LE GRAND CONSEIL GÉNÉRAL DE MISRAÏM (Rite égyptien).

LA GRANDE LOGE SYMBOLIQUE ÉCOSSAISE.

Ces quatre Obédiences sont indépendantes l'une de l’autre ; elles ont chacune leur constitution et leur administration particulières: mais elles sont unies par les liens fraternels qui en font une seule et même famille, travaillant sur tous les points du triangle à la recherche de la vérité pour la prospérité de l'Ordre universel de l'initiation et le bien général de l'Humanité. C'est à ces fins que la Maçonnerie n'admet dans son sein que des hommes libres, probes et de bonnes Mœurs, quelles que soient d’ailleurs leur culte et leurs conditions.

10)- La Puissance suprême contracte des traités d'alliance, d'affiliation et d'amitié avec les Puissances suprêmes maçonniques nationales ou étrangères, accrédite auprès d'elles des garants d'amitié et reçoit ceux que ces Puissances accréditent auprès du Rite de Misraïm.

11)- Aucun maçon misraïmite, quels que soient son autorité, ses grades, titres, qualités où dignités, n'a le pouvoir d'aliéner tout, ou partie de l'indépendance et de la souveraineté du Rite qui sont inaliénables et imprescriptibles. Toute tentative ayant pour but d'introduire irrégulièrement des modifications dans la constitution ou la souveraineté de l'Ordre, de pousser à sa dissolution ou à son absorption par un autre Rite, entraînera, pour ses auteurs, la radiation immédiate du Grand Livre d'or.

12)- La Franc-maçonnerie étant composée d'hommes de toutes les opinions politiques, comme de toutes les croyances religieuses, le franc-maçon qui tenterait de la faire servir à un but particulier de croyance ou d'opinion serait de droit rayé du tableau de l'Ordre.

13)- Le caractère maçonnique, indélébile de sa nature, est cependant enlevé à ceux qui ont encouru des peines infamantes, commis des crimes contre la morale publique et violé les serments de l'Ordre.

Les radiations de l'Ordre ne peuvent être prononcées qu'à la suite d'un jugement régulier prononcé par la Loge ou le Conseil et sanctionné par la Puissance Suprême.

14)- Toutes les planches maçonniques émanant des divers Conseils et Loges du Rite de Misraïm sont toujours précédées de la formule suivante :

A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS

Au nom et sous les auspices de la Puissance Suprême, pour la France, de l'Ordre maçonnique oriental de Misraïm (ou d'Egypte).

LIBERTÉ. - ÉGALITÉ. - FRATERNITÉ.

 

 

STATUTS GÉNÉRAUX

 

CHAPITRE PREMIER

CONSTITUTION GENERALE DE L'ORDRE

 

 

TITRE PREMIER

 

 

De l’Ordre en général

ARTICLE PREMIER. - Le Rite oriental est établi en France; il se nomme Ordre ou Rite maçonnique de Misraïm ou d'Egypte.

ART. 2. — Le Rite de Misraïm admet dans son sein tous les hommes, quels que soient leur pays, leur culte et leur condition, pourvu qu'ils soient libres, et que leurs mœurs soient pures et leur conduite sans reproche.

ART. 3. — L'Ordre ne reconnait pour Maçons que ceux qui réunissent ces qualités et qu'il juge dignes d'être admis.

ART. 4. — Tous les Frères qui réunissent ces qualités sont admis aux travaux du Rite de Misraïm, quelque soit au surplus le Rite auquel ils appartiennent, lorsqu'ils se présentent aux travaux d'un degré qu'ils possèdent dans leur Rite.

ART. 5. — Il résulte de l'article précédent, que l'Ordre de Misraïm reconnaît tous les Rites maçonniques et n'en proscrit aucun, à moins qu'il ne renferme en lui quelques principes contraires à la morale et aux principes généraux de la Maçonnerie.

 

TITRE II

 

Composition du Rite

ART. 6. — L'Ordre maçonnique de Misraïm se compose de 90 degrés ou grades.

La Suprême dignité de Grand Conservateur du Rite appartient exclusivement au 90e degré.

ART, 7. — L'Ordre se divise en quatre séries, lesquelles se subdivisent en dix-sept classes, qui comprennent les 90 degrés.

ART. 8. — La première série, qui comprend du ler au 33e degré, se nomme Symbolique. Les Chevaliers du choix en sont chefs, et en ont la surveillance. Cette série forme six classes.

ART. 9. — La deuxième série, qui comprend du 34e au 66e degré, se nomme Philosophique. Les Grands Inspecteurs-Commandeurs en sont les chefs et en ont la surveillance, ainsi que de la première. Cette seconde série forme quatre classes.

ART, 10. — La troisième série, qui contient du 67e au 77e degré, se nomme Mystique. Les GG. Inspecteurs-Intendants et Régularisateurs généraux de l'Ordre, en sont les chefs et en ont la surveillance, ainsi que des deux premières. Elle forme quatre classes.

ART. 11. — La quatrième série, qui contient du 78e au 90e et dernier degré, se nomme Esotérique. Les Souverains Grands Maîtres  adv. en sont les chefs, et régissent en leur Puissance Suprême l'administration générale des quatre séries.

ART. 12. —    La Suprême dignité de Grand Conservateur de
l'Ordre ne forme point un degré; elle est accordée par le Souverain Grand Conseil avec l'assentiment du Souverain Grand Conseil Général à des Souverains Grands Maîtres Adv. du 90e et dernier degré.

Lorsqu'il se trouve un Grand Conservateur dans un État où il n'en existait point auparavant, il devient Souverain Grand Conservateur. Les autres Grands Maîtres Adv. élevés par lui à cette dignité, ou qu'il reconnaît la posséder, ne portent que le titre de Grand Conservateur et ils forment, s'il le juge utile, son conseil privé.

Si, par suite de décès, de démission ou d’un cas de force majeure quelconque, le Souverain Grand Conseil venait à ne plus être à la tête de l'Ordre, la nomination de son successeur appartiendrait de droit au Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré.

ART. 13. — Il ne peut exister dans chaque État qu'un Souverain Grand Conseil Général des Souverains Grands Maîtres Adv. de l'Ordre maçonnique de Misraïm et de ses quatre séries 90e et dernier degré, Puissance Suprême de l'Ordre. Il n'en est pas ainsi des conseils subordonnés des première, deuxième et troisième série ; il peut en exister un dans chaque ville, et, en général, dans chaque chef-lieu de province.

 

 

TITRE III

 

De la Puissance Suprême

Section 1 Création de la Puissance Suprême

ART . 14. — Lorsqu'un Souverain Grand Maître Adv. de l'Ordre maçonnique de Misraïm et de ses quatre séries, possédant la Souveraine dignité de Grand Conservateur du Rite, se trouve dans un État où il n'existe aucun Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré du Rite, il a de l'Ordre le pouvoir suprême d'en établir un. A cet effet, il doit réunir à lui deux Souverains Grands Maîtres Adv., et dans le cas où il ne s'en trouverait point, il en initiera deux des plus éclairés, et dès cet instant, il devient Souverain Grand Conservateur pour l'État, érige le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, Puissance Suprême de l’Ordre ; et la juridiction de tout autre conseil du Rite cesse de plein droit.

Si, comme il est dit au paragraphe 3 de l'article 12, par suite de décès, de démission ou d'un cas de force majeure quelconque, le Souverain Grand Conseil venait à ne plus être à la tête de l'Ordre, la nomination de son successeur appartiendrait de droit au Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré.

ART.15 - Du moment où un Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré est établi dans un État, il doit en donner avis à tous les Frères des degrés à lui subordonnés et qui se trouvent sous sa prépondérance, et les inviter à se conformer le plus promptement possible à ses Ordonnances et aux Statuts généraux. Il doit, en même temps, autant que cela sera possible, faire choix parmi les Frères les plus éclairés et les plus dignes dans les grades inférieurs, des Frères devant former ou compléter les chambres des premières, deuxième et troisième séries.

Dans le cas où le Souverain Grand Conseil Général, soit par suite de décès, de démission ou d'un cas de force majeure quelconque viendrait à ne plus être au complet, c'est-à-dire au nombre de seize membres, non compris le Souverain Grand Conseil comme il est dit en l'article 16 ci-après, les Grands Maîtres Adv. du 90e et dernier degré restant en fonctions feront choix, parmi les Frères des 87e, 88e et 89e degré, de ceux qu'ils jugeront dignes d'être élevés au 90e et dernier degré de l'Ordre.

Le Souverain Grand Conseil Général pourra, s'il le juge avantageux à l'Ordre, créer près de la Puissance Suprême, des Grands dignitaires d'honneur qui n'auront que voix consultative.

Section II    Composition du Souverain Grand Conseil Général

ART. 16. — Un Souverain Grand Conseil Général du 90e. et dernier degré doit être composé d'un Souverain Grand Conservateur de seize Souverains Grands Maîtres Adv. dont onze actifs, cinq délégués sur les différents points du triangle, tous membres inamovibles. Les cinq derniers jouissent des mêmes droits et prérogatives que les onze premiers.

ART. 17. — Dès que le Souverain Grand Conservateur a établi, dans un État où il n'en existait pas, le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, il doit faire faire de suite, et par voix scrutatrice, la nomination des Grands Dignitaires de l'Ordre. Ces dignités sont classées dans l'ordre suivant :

Un Très Illustre, Très éclairé et Très Puissant Premier Grand Président.

Un Très Illustre, Très éclairé et Très Puissant Premier Grand premier Examinateur.

Un Très Illustre, Très éclairé et Très Puissant Premier Grand deuxième Examinateur.

Un Très Illustre, Très éclairé et Très Puissant Premier Grand Orateur

Un Très Illustre, Très éclairé et Très Puissant Premier Grand Chancelier

Un Très Illustre, Très éclairé et Très Puissant Premier Grand Secrétaire général

Un Très Illustre, Très éclairé et Très Puissant Premier Grand Trésorier

Un Très Illustre, Très éclairé et Très Puissant Premier Grand Garde des sceaux

Un Très Illustre, Très éclairé et Très Puissant Premier Grand Maître des Cérémonies

Un Très Illustre, Très éclairé et Très Puissant Premier Grand Elémosinaire ou Commissaire-général

Cinq Très Illustres, Très éclairés et Très Puissants Premiers Grands délégués.

La séance d'après, ces Grands Dignitaires seront réunis par le Souverain Grand Conservateur, qui déposera sur l'autel les Statuts généraux de l'Ordre, prendra le premier l'obligation de s'y conformer, de les faire maintenir et exécuter dans tout leur contenu, fera prêter le même serment à ses Grands Dignitaires, et ensuite les installera suivant l'usage.

Section III     Gouvernement et administration de l'Ordre.

ART. 18. — La Puissance Suprême et régulatrice de l'Ordre réside dans le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré.  

Le Gouvernement et l'Administration de l'Ordre sont composés de quatre chambres :

La première est composée de douze Membres à vie ayant le titre de Grands Ministres, représentants légitimes de l'Ordre, Grand Président du 87e degré, et en outre des représentants des Loges, Chapitres et Conseils de la première série ; elle est chargée de l'Administration de la première série symbolique.

La deuxième, composée également de douze Membres à vie, ayant le titre de Grands Ministres, représentants légitimes de l'Ordre, Grands Présidents du 88e degré, et en outre des représentants des Conseils de la deuxième série, est chargée de l'Administration de la deuxième série : philosophique.

La troisième, composée également de douze Membres à, vie, nommés Grand Ministres, représentants légitimes de l'Ordre, Grands Présidents du 89e degré, et en outre des représentants des Conseils de la troisième série : mystique.

Enfin la quatrième est celle des Souverains Grands Maîtres Adv. du 90e et dernier degré, qui régit, en sa Puissance Suprême, l'Administration générale de l'Ordre maçonnique de Misraïm et de ses quatre séries. Rien ne peut être émané des autres Chambres sans avoir reçu l'approbation des Souverains Grands Maîtres Adv. du Rite.

 

 

TITRE IV

 

 

Des fonctions des grands dignitaires de l’Ordre

Section 1      Du Suprême Grand Conservateur du Rite,

Premier Grand dignitaire de l’Ordre

ART. 19. — II n'y a dans chaque Etat qu'un Souverain Grand Conservateur du Rite. Il est le premier de l'Ordre, et à ce titre, la direction générale de l'Administration de l'Ordre lui est confiée, avec le concours indispensable du Souverain Grand Conseil Général.

Le Souverain Grand Conseil a le droit de créer le Souverain Grand Conseil Général, quand ce Conseil n'existe pas, de le convoquer extraordinairement, et, en général, de faire tout ce qu'il juge, dans sa sagesse, devoir être avantageux à l'Ordre, à la condition expresse qu'il ne s'écartera jamais en rien des Statuts généraux, et qu'il se trouvera toujours d'accord avec la majorité du Souverain Grand Conseil Général pour toutes les mesures et décisions importantes qu'il croirait devoir prendre.

ART. 20. — Les décisions prises par le Souverain Grand Conseil Général sur les matières relatives à l'Ordre, sont lues dans les Chambres des trois premières séries, et elles sont enregistrées et exécutées sans être soumises à aucune discussion.

Dans le cas où le Souverain Grand Conseil Général lui-même s'écarterait des présents Statuts généraux, le Souverain Grand Conseil Général ou son représentant, a le droit, et c'est même son devoir, d'en appeler à l'Ordre en général, pour qu'il soit décidé, s'il y a lieu, d'approuver ou de désapprouver le Souverain Grand Conseil Général.

ART, 21. — Dans le cas où, dans une discussion du Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, le nombre de voix serait partagé, la voix du Souverain grand Conservateur l'emportera de droit.

Section II     Du Grand Président

ART. 22. — Le Grand Président est le premier Officier de l’Ordre ; il préside le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré en l'absence du Souverain Grand Conservateur ou de son représentant Il peut également convoquer extraordinairement, soit le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, Puissance Suprême de l'Ordre, soit les quatre Chambres réunies.

ART. 23. — Il devra, autant que possible, revêtir de sa signature tous les actes émanés, soit du Souverain Grand Conseil Général des Souverains Grands Maîtres Adv., soit des Chambres des trois premières séries.

ART. 24. — Dans les Assemblées qu'il préside, lui seul a le droit d'accorder la parole, excepte au Grand Con­servateur.

Section III    Des Grands Examinateurs

ART. 25. — Ils remplacent de droit le Grand Président lorsque celui-ci ne sera point à la vallée de Paris. Ils pourront, dans ce cas seulement, faire convoquer extraordinairement, soit la Puissance Suprême, soit l'une des trois Chambres des Grands Ministres représentants légitimes de l'Ordre, si-les circonstances ou le bien de l'Ordre l'exigent, en se conformant, pour cette convocation, à l'article 19.

Section IV   Du Grand Orateur

ART. 26. — Le Grand Orateur est chargé spécialement et exclusivement du maintien des Statuts et Règlements généraux de l'Ordre, soit dans le sein de la Puissance Suprême soit dans toutes les Loges, Chapitres, Collèges, Directoires, Synodes, Tribunaux. Consistoires, Conseils généraux et Grands Conseils Généraux Dépendants du Rite de Misraïm.

ART. 27. — Aucune délibération ne sera prise qu’après que le Grand Orateur aura donné ses conclusions. Après ses conclusions, la discussion sera fermée, et l'on procédera au vote.

Section V De la Grande Chancellerie et du Grand Chancelier

ART. 28. —Le Grand Chancelier est seul chargé de la correspondance générale du Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, avec tous les degrés du Rite.

ART. 29. — Il signera, par exprès commandement, tous les plans Parfaits émanés de la Puissance Suprême.

ART. 30. — 11 contresignera, par exprès commandement, toutes les patentes, brefs, constitutions, délibérations, etc., du Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré. Il sera également chargé de délivrer les certificats de services aux Frères des Conseils supérieurs, sur le dépôt de leurs titres dans les Archives générales de l'Ordre. Ces certificats de services étant le prix de longs et utiles travaux, seront délivrés gratuitement.

ART. 31. — Tous les plans des divers degrés du Rite lui seront transmis par l'entremise des représentants, pour être par lui communiqués au Souverain Grand Conseil Général ou renvoyés, s'il y a lieu, aux Grands Conseils Généraux, Ministres des 87e, 88e et 89e degrés, pour, par ces Grands Conseils Généraux, examiner et donner avis sur telle décision qu'ils jugeront devoir être prise.

ART. 32. — Le Grand Chancelier sera chargé de la conservation des Grands Livres d'or du Souverain Grand Conseil Général, lesquels sont au nombre de sept, savoir :

Le premier pour les travaux émanés du Souverain Grand Conservateur ;

Le deuxième pour la correspondance ;

Le troisième pour transcrire les délibérations prises par le Souverain Grand Conseil Général ;

Le quatrième pour les rapports ;

Le cinquième pour les états de caisse du Grand Tréso­rier ;

Le sixième pour contenir l'état général du Rite, les noms des Conseils existants, les patentes constitutionnelles et brefs expédiés. etc.;

La septième pour les exclusions.

ART. 33. — Il pourra avoir encore d'autres livres pour les travaux administratifs ; mais ceux ci-dessus seront seuls authentiques et paraphés par le Souverain grand Conservateur ou son représentant, ou, à défaut, par le Grand Président du Souverain Grand Conseil Général.

ART. 34. — Le Chancelier pourra, pour les travaux dont il est chargé, se choisir un ou plusieurs adjoints, suivant les besoins de l'Ordre.

ART. 35. — Ces adjoints appartiendront à l'un des Conseils du Rite ; ils seront au moins élevés au 77e degré; ils devront prêter serment dans une Assemblée générale de la Puissance suprême.

ART. 36. — Les travaux relatifs à la quatrième série, seront toujours faits par le Grand Chancelier lui-même.

ART. 37. — Les adjoints pourront recevoir un traitement qui sera à la charge de la caisse générale.

ART. 38. — Les produits des cahiers des divers degrés du Rite seront affectés à cette dépense de la Grande Chancellerie

Section VI   Des Archives

ART. 39. — Les Archives forment deux divisions distinctes : l'une concernant l'administration, l'antre relative à l'instruction.

ART. 40. — Toutes les pièces relatives à chaque Loge, Chapitre, Collège, Directoire, Synode, Tribune, Consistoire, Conseil, Conseil Général et Souverain Grand Conseil Général, seront classées par ordre de date en un dossier. Les dossiers le seront par ordre de degrés, et les degrés par ordre alphabétique.

ART. 41.— Seront également déposés aux archives :

1)  Les Livres d'or du Souverain Grand Conseil Général ainsi que ceux des Chambres des trois premières séries, au fur et à mesure qu'ils seront remplis ;

2) Les plans Parfaits transmis chaque année par les divers degrés, et portant les noms, qualités civiles et maçonniques, âge, demeure et seing des Frères qui composent chaque classe du Rite.

ART. 42. — Le Grand Chancelier comme Garde des Archives, doit avoir un Grand Livre d'or sur lequel seront notés tous les plans parfaits, afin qu'on puisse les retrouver au besoin. Ce Livre d'or sera coté et paraphé par premier et dernier par le Grand Président,

ART. 43. — Les cahiers fondamentaux de tous les degrés et les pièces relatives à l'histoire et aux progrès du Rite, forment la partie instructive des Archives.

ART. 44. — Le Grand Chancelier pourra seul les délivrer aux classes qui le demanderont pour la direction de leurs travaux. Le prix de ces cahiers sera fixé par une décision du Souverain Grand Conseil Général. Le prix de ces cahiers est spécialement destiné aux frais de la Chancellerie, traitements d'adjoints et expéditionnaires, frais de bureau, etc.

ART. 45. — Le Grand Chancelier est chargé de faire l'historique du Rite, d'après les documents dont il sera dépositaire. Ce travail sera soumis à l'examen et à l'approbation du Souverain Grand Conseil Général, présidé parle Souverain Grand Conseil ou par son représentant.

Le Grand Chancelier est également chargé du compte-rendu des travaux du Souverain Grand Conseil Général aux Fêtes ou Assemblées de l'Ordre.

Section VII    Du Grand Secrétaire général.

ART. 46. -- Le Grand Secrétaire général est chargé de la rédaction de tous les plans; il tient spécialement la plume dans le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, et remplace, en cas d'absence, le Grand Chancelier.

Le Grand Secrétaire général est charge, en outre, de la rédaction de tous plans parfaits relatifs aux cérémonies, installations, etc.

ART. 47. — Le Grand Livre d'or des plans du Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré reste dans ses mains; lors­qu'il est rempli, il passe à la Chancellerie générale pour y avoir recours au besoin.

Section VIII    Des Finances et du Grand trésorier.

ART. 48. — Le Grand Trésorier est dépositaire du trésor de l'Ordre.

ART. 49. — Le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré aura deux caisses :

La première, appelée Caisse générale, est formée des dons tributaires qui doivent être faits exactement et régulièrement par chaque degré subordonne, des droits des brefs, patentes constitutionnelles, etc., ainsi que des Œuvres de bienfaisance. Cette caisse est uniquement consacrée aux besoins des familles infortunées et liées à renier. Il y sera prélevé une somme pour former la caisse particulière.

La deuxième, dite Caisse particulière, est destinée aux besoins du Souverain Grand Conseil Général et aux dépenses nécessaires de l'Ordre.

ART. 50. — Les droits de patentes constitutionnelles sont fixés, pour chaque classe, aux prix portés dans le tableau annexé aux présents règlements.

Ces brefs sont fixés à 5 francs.

Les œuvres de bienfaisance sont à volonté ; mais elles sont obligatoires.

ART. 51. — Le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré doit exiger,  chaque  année,  de  tous  les  degrés  sous  sa prépondérance, un plan Parfait portant les noms de tous les Frères qui composent leur conseil ainsi qu'un don gratuit de 3 fr. par Frère destiné à être versé dans les mains du Grand Trésorier, pour l'entretien de la caisse générale.

ART. 52. — Chaque Souverain Grand Maître et chaque Grand Président doivent faire volontairement, chaque année, un don gratuit de 5 fr, non compris les œuvres de bienfaisance qui doivent être faites aussi régulièrement et aussi exactement que le permettront les facultés pécuniaires des Frères.

ART. 53. — Toutes dépenses, tant ordinaires qu'extraordinaires, qui excéderaient 300 fr. seront ordonnées par le Souverain Grand Conseil Général assemblé ; celles qui seront au-dessus de 50 fr., pourront être acquittées par le Grand Trésorier, sur le visa du Grand Président, et le contre-seing du Grand Chancelier et du Grand Garde des sceaux. Celles qui sont au-dessous, seront payées par lui, sans autre formalité.

ART. 54. — Toutes les recettes et tous les payements seront portés sur un Grand Livre d'or destiné à la caisse, contresigné et paraphé par le G rand Président, par le Grand Chancelier et par le Grand Garde des sceaux.

ART. 55. — Il sera indispensablement nommé, chaque année, à la première Fête de l'Ordre, c'est-à-dire à l'Equinoxe du printemps, par le Souverain Grand Conservateur conjointe­ment avec le Souverain Grand Conseil Général une commission pour la vérification des comptes. Le Grand Chancelier, le Grand Trésorier et le Garde des sceaux, sont Membres nés de cette commission. La situation reconnue sera portée sur le quatrième registre du Grand Chancelier et il en sera fait un rapport au Souverain Grand Conseil Général.

ART. 56. — Lorsque le Souverain Grand Conseil 90e. aura entendu ce rapport, le compte arrêté par la commission de vérification, et signé par eux, sera déposé dans les Archives.

ART. 57. —    Le compte de recette sera divisé ainsi qu'il
suit : Patentes constitutionnelles des différentes classes de la 2e, de la 3e et de la 4e série. — Rétribution pour les cahiers des divers degrés. — Certificats, brefs. etc. — Dons gratuits, cotisations et œuvres de bienfaisance. Chaque article contiendra la vallée, le titre et le degré du frère qui aura fait le versement d'une somme, et le motif du versement. Les articles de certificats et brefs contiendront également les noms et degrés des Frères qui les auront obtenus.

ART. 58. — Le compte de dépense sera aussi divisé en plusieurs articles : Actes de bienfaisance, frais de la chancellerie, lumière et chauffage, loyer, impression, papier, parchemin, traitements et gages, remises, etc.

Section IX     Des Sceaux a du Grand Garde des Sceaux.

ART. 59. — Chaque Conseil de quelque degré qu'il soit doit avoir des timbres et sceaux, qui seront apposés sur tous les actes et plans parfaits émanés de ce  Conseil   et  principalement  sur  les  diplômes  délivrés  aux fondateurs et à tous les Frères qui seront membres du Conseil.

ART. 60. — Le Souverain Grand Commandeur Général du 90e et dernier degré doit avoir quatre sceaux ou cachets, et une griffe ou timbre emblématique, lesquels doivent être apposés sur toutes les patentes, etc., émanés de la Puissance Suprême.

Le Premier de ces sceaux portera les emblèmes de la première série.

Le 2e ceux de la seconde.

Le 3e ceux de la troisième.

Et le 4e ceux de la quatrième et dernière série de l'Ordre, avec cette devise : Souverain Grand Commandeur Général des Grands Maîtres adv. de l'Ordre maçonnique de Misraïm et de ses quatre séries, 90e et dernier degré (pour la France).

La griffe est un triangle équilatéral sur lequel est écrit : Chancellerie du Souverain Grand Commandeur (pour la France) des Souverains Grands Maîtres adv. de l'Ordre maçonnique de Misraïm et de ses quatre séries, 90e et dernier degré, à la Vallée de Paris. Cette griffe restera à la Grande chancellerie.

ART. 61. — Chacun des Grands Commandeurs Généraux des 87e, 88e, et 89e degrés aura un sceau correspondant au sceau de la série dont il est administrateur. Ce sceau sera apposé simplement en cire sur toutes les délibérations du Souverain Grand Commandeur Général. Ces Grands Commandeurs Généraux n'auront point de griffe particulière.

ART. 62. — Le Grand Garde des sceaux scellera et signera toutes les pièces ci-dessus énoncées, et en gardera note pour servir à la vérification des comptes du Grand Trésorier.

Section  X     Du Grand Maître des Cérémonies,

ART. 63. — Le Grand Maître des cérémonies est chargé de l'exécution de tout ce qui tient au cérémonial. Il aura soin que chaque Frère occupe la place qui lui est assignée, particulièrement dans les Assemblées générales de la Puissance Suprême et lorsque les quatre Chambres seront réunies.

ART. 64. — Il sera chargé de surveiller, tant dans la Puissance Suprême que dans les Conseils subordonnés, la partie du cérémonial, et d'indiquer les honneurs à rendre, conformément à la Section IV du Chapitre V de ces règlements généraux.

Section XI  Des Actes de bienfaisance et du Grand Élémosinaire
ou Commissaire général de bienfaisance.

ART. 65. — Tout Souverain Grand Maître membre du. Souverain Grand Conseil Général du 90e et du dernier degré, doit s'occuper aux œuvres de bienfaisance : il doit donc indispensablement à cet effet, faire distribuer, chaque trimestre, une somme fixée par lui. Cette distribution doit avoir lieu sous le voile du plus grand mystère, par un Grand Maître adv. Choisi pour accomplir cette mission sacrée; elle doit être faite aux familles les plus indigentes appartenant à l'Ordre.

ART. 66. — Si quelque Frère malheureux réclamait des secours extraordinaires dans quelque degré du Rite que ce soit, même dans la Puissance Suprême, le Président désignerait une commission secrète pour lui porter les secours les plus urgents, et dans le plus cour délai.

ART. 67. — Le Frère Elémosinaire est membre né de la commission des secours.

ART. 68. — Dans aucun cas, le nom d'un Frère qui réclame des secours, ne pourra être lu publiquement aux travaux d'un degré quelconque du Rite de Misraïm ou ne fera également pas connaître le secours qui pourra lui être accordé.

ART. 69. — Outre la distribution des secours accordés sur la caisse générale. et comprenant la totalité des œuvres de bienfaisance envoyées par chaque classe du Rite ou par chaque Frère en particulier, et tout ce qui dans cette caisse ne sera point nécessaire aux besoins de l'administration, chaque Frère et particulièrement chaque Souverain Grand Maître du 90e et dernier degré, doit, autant qu'il sera en son pouvoir, faire, dans le mystère, une distribution mensuelle de secours proportionnée à ses facultés. Il préférera toujours, dans cette distribution, les infortunés liés à l'Ordre, ceux qui le seraient devenus, par des revers de fortune, les infirmes, les malades, les vieillards, les veuves et les orphelins.

ART. 70. — Dans le cas où, dans un moment de nécessité urgente, les fonds de la caisse seraient insuffisants pour subvenir aux besoins de quelque infortuné, le Grand Président a le droit suprême, pour y parvenir, de faire un emprunt individuel à chaque membre du Rite, sans cependant faire connaître ni le nom de l'infortuné à secourir, ni la quotité du prêt de chaque Frère, lequel sera toujours proportionné à ses facultés.

ART. 71. — Dans le cas où un Grand Président, ou un Grand Maître adv. lui-même, par suite de revers ou de malheurs non prévus, se trouverait dans le cas de voir sa fortune ou son honneur compromis par un défaut de paiement d'une somme, il devra, et l'Ordre lui en prescrit le devoir, s'adresser en secret au Grand Président de son conseil, qui formera un comité secret auquel il fera connaître la position du Frère réclamant, sans pourtant le nommer, et ce comité avisera aux moyens de pourvoir à l'embarras du Frère et de lui conserver l'honneur. Bien entendu que ce Frère devra, aussitôt que ses moyens le lui permettront, rétablir dans la caisse, selon ses facultés, tout ou partie de la somme qui lui aura été avancée.

Chaque Frère devra, à cet effet, se rappeler constamment que tous les secours appartiennent à tous les indigents, et que ne pas les rendre, lorsqu'on le peut, c'est s'en rendre indigne et mériter le mépris et l'abandon des Frères.

ART. 72. — L'article précédent est obligatoire pour tous les Frères et pour tous les degrés du Rite, en raison des facultés de la Caisse du Conseil.

ART. 73. — II ne sera accordé aucun secours par la caisse, uniquement à titre de prêt et jamais il ne sera reçu de remboursement proprement dit, et moins encore d'intérêts. Toutes les sommes qui y seront versées par les Frères seront cotées « œuvres de bienfaisance ».

ART. 74. — Le Frère Grand Elémosinaire devra s'assurer exactement de la situation des indigents secourus, soit pour leur accorder en proportion de leurs besoins, soit pour ne point secourir des individus qui ne le mériteraient pas, et auxquels ils fourniraient de nouveaux moyens de satisfaire quelque vice. Cette information doit être prise avec toute la délicatesse maçonnique et dans le plus grand mystère.

ART. 75. — Il réservera toujours dans la caisse une somme pour les besoins imprévus et pour secourir les Frères voyageurs qui devront justifier de leur qualité maçonnique.

ART. 76. — Le Souverain Grand Commandeur Général aura toujours à la disposition du Frère Grand Elérnosinaire un Frère officier de santé destiné à aller voir les Frères malades de ce Conseil et à leur faire délivrer tout ce qu'exige leur état, soit en aliments, médicaments, chauffage, vêtements, etc Il acquittera toutes les ordonnances, mémoires, etc. jusqu'à l'entier rétablissement ou soulagement de l'infortuné.

La même obligation est imposée aux Loges et Chambres des trois autres séries, le Souverain Grand  Commandeur  Général se réservant d'intervenir, dans un but d'humanité, dans le cas où il y aurait impossibilité matérielle de la part desdites Chambres de le faire elles-mêmes.

Section XII     Du Grand Expert.

ART. 77. — Le Grand Expert présidera en l'absence du Grand Président et des deux Grands Examinateurs, il remplacera ceux-ci lorsqu'ils seront absents.

ART. 78. — Il est spécialement chargé, dans les délibérations, de compter le nombre des votants, de délivrer et de recueillir le scrutin, et dans les votes par écrit, de distribuer et de recueillir les bulletins.

ART. 79. — Il est en outre chargé de reconnaître les titres, qualités et dignités des Frères qui, décorés du 90e degré, se présenteraient pour visiter les travaux de la Puissance Suprême.

Section XIII     Des Délégués.

ART. 80. Le Souverain Grand Commandeur Général du 90e et dernier degré doit, du moment de sa création, choisir cinq Grand Maîtres  adv. de l'Ordre, et les nommer représentants légitimes de l'Ordre et Délégués près des Commandeurs et Commandeurs Généraux établis sur les différents points des sphères connues. Ces Délégués sont de plein droit membres actifs du Souverain Grand Conseil Général qu'ils représentent. Il leur sera délivré des patentes à cet effet, ainsi que des lettres donnant plein pouvoir par excellence.

ART. 81. — Chaque Grand Maître adv. Représentant légitime et Délégué doit entretenir une correspondance active et suivie avec le Grand Chancelier, pour lui faire connaître toutes ses opérations maçonniques.

ART. 82. - Tout Grand Maître adv. Délégué peut avoir un adjoint pour l'aider dans ses écritures. Cet adjoint doit être au moins élevé au 77e degré, il sera décoré d'une médaille portant son titre avec les ornements du degré qu'il possède. Son traitement s'il est voté et approuvé par le Souverain Grand Commandeur Général sera soldé par la caisse générale.

ART. 83. — Les Délégués devront visiter exactement, chaque année, toutes les Chambres qui se trouvent sous leur prépondérance ; ils s'y annonceront comme Grands Maîtres adv. Délégués de la Puissance

Suprême du 90e et dernier degré du Rite, et il leur sera rendu, en cette qualité, les honneurs qui leur sont dus. (Voir le chap. V, section 1V.)

ART. 84. — Ils vérifieront avec exactitude les livres et caisses, en s'assurant particulièrement si les œuvres de bienfaisance ont été faites suivant l'esprit du règlement. Ils rendront compte de toutes ces opérations à la Puissance Suprême par l'entremise du Grand Chancelier ainsi qu'il est dit dans l'art. 81.

ART. 85. — Il est expressément recommandé et ordonné à toutes Loges, Collèges, Directoires, Synodes, Tribunes, Consistoires, Conseil, Conseils Généraux et Grands Conseils Généraux de reconnaître les Grands Maîtres adv. représentants légitimes Délégués chargés des pouvoirs du Souverain Grand Commandeur Général du 90e et dernier degré ; il leur est enjoint de mettre à exécution tous les ordres qu'ils donneront et sentences qu'ils rendront, de les assister en toutes circonstances de leurs conseils, crédit, pouvoir et fortune.

 

 

 

TITRE V

 

DES DROITS, DES POUVOIRS ET DES DEVOIRS

DES GRANDS CONSERVATEURS

ET DES SOUVERAINS GRANDS MAÎTRES ADV.

 

 

Section I   Des Droits des Grands Conservateurs

ART. 86. — Les Droits du Souverain Grand Conservateur et de son représentant sont définis dans l'art. 19.

ART. 87. — Partout où ne se trouve point le Souverain Grand Conservateur les Souverains Grands Maîtres élevés à la Souveraine dignité de Grand Conservateur jouissent des mêmes prérogatives, droits, pouvoirs et honneurs dont il jouit lui-même.

ART. 88. — Les Grands Conservateurs étrangers visiteurs, jouissent dans tous les Conseils, même dans ceux où se trouvent le Souverain Grand Conservateur, des mêmes droits, honneurs et prérogatives, à la réserve cependant de l'hommage des trois clefs (voyez ci-après aux Honneurs), dont la présentation n'est due qu'au Souverain Grand Conservateur et à ses représentants, ou, à défaut, au Grand. Président du Souverain Grand Conservateur Général.

ART. 89. — Les Souverains Grands Maîtres élevés à la Souveraine dignité de Grand Conservateur forment, dans la Puissance Suprême le Conseil particulier du Souverain Grand Conservateur, si celui-ci le juge convenable.

Section II     Des droits des Grands Maîtres

ART. 90. — L'Ordre donne le pouvoir suprême par excellence à tout Souverain Grand Maître adv. du 90e et dernier degré, chargé de pouvoirs spéciaux, d'agir en tout et partout en son nom, et lui donne pleine puissance sur tous les degrés existants sous sa prépondérance, entendant qu'il jouisse individuellement des droits et prérogatives du Souverain Grand Commandeur Général, et que tous ordres, sentences et jugements qu'il aura rendus, soient sur-le-champ mis à exécution. Tous les Frères ou degrés subordonnés qui refuseraient de se conformer à ses ordonnances, seront traités comme contrevenant aux Statuts généraux de l'Ordre, et leurs noms seront aussitôt effacés du Grand Livre sacré.

ART. 91. — L'Ordre recommande et ordonne à tout Souverain Grand Maître adv. jouissant des pouvoirs énoncés en l'article précédent, qui se trouverait en tournée sur les différents points des sphères connues et qui reconnaîtrait un nombre suffisant de Frères pour former le noyau d'un Conseil auquel chacun d'eux appartiendrait, de les engager à se réunir maçonniquement et harmoniquement, pour le bien de l'Ordre et celui de l'humanité.

ART. 92. — Lorsqu'un Grand Maître adv. du 90e et dernier degré a créé quelque Conseil, il a le droit par excellence, et l'Ordre veut qu'il soit le fidèle dépositaire de tous les revenus, tributs et œuvres de bienfaisance, pour les initiations qu'il aura faites jusqu'à ce que le Conseil, créé par lui, soit porté au nombre de dix membres; après quoi, lorsqu'il en aura reçu le serment prescrit par les Statuts, il déposera entre les mains du Grand Président élu, les règlements de la série à laquelle appartient le Conseil. Quant aux métaux qu'il aura reçus, il se conformera, pour leur emploi, aux instructions en vertu desquelles il aura agi.

ART. 93 — Si un Grand Maître adv., membre du Souverain Grand Conseil Général du  90e  et  dernier degré reconnaît en  un  profane  les qualités requises selon notre sublime institution, pour former un loyal et véritable Franc maçon, l'Ordre l'autorise à l'admettre succes-sivement à la participation des mystères des séries symbolique, philosophique et mystique. En conséquence, lorsqu'il fait une semblable initiation, le Grand Maître chargé de pouvoirs, doit faire prêter un serment solennel au nouveau Frère et percevoir le tribut, tant de l'initiation, que des œuvres de bienfaisance dont il est le fidèle dépositaire, en se conformant aux dispositions de l'article précédent.

ART. 94. — Si un Souverain Grand Maître adv., en tournée, rencontrait des Frères irréguliers, de quelque degré que ce fût, il lui est expressément enjoint de les régulariser, en recevant d'eux un serment solennel, et en outre une somme proportionnée à leurs moyens, dont il sera le fidèle dépositaire, et pour laquelle il devra se conformer aux dispositions de l'article 92.

ART. 95. — Dans les cas prévus par les deux articles précédents, le Souverain Grand Maître adv., qui aura initié un profane ou régularisé un Frère doit, dans le délai de trois mois, en prévenir, soit le Souverain Conseil Général, soit un Conseil du degré pour lequel il aura agi, afin de faire porter ce Frère sur le tableau du Conseil, en se conformant, pour les métaux, à l'article 94,

ART. 96. — Chaque Souverain Grand Maître adv. sera muni d'une griffe, au milieu de laquelle sera gravé : Souverain Grand Commandeur Général (pour la France) des Grands Maîtres adv. de l'Ordre, 90e et dernier degré, laquelle sera apposée sur toutes les pièces justificatives émanées de lui concernant l'Ordre, pour preuve de valabilité.

ART. 97. — Le Souverain Grand Commandeur Général du 90e et dernier degré doit délivrer des brefs particuliers aux Frères, sur la demande adressée à la puissance suprême, soit par le Président du degré auquel ils appartiennent, soit par quelque représentant légitime du 90e et dernier degré.

ART. 98. — Trois Grands Maîtres adv. du 90e et dernier degré, munis de pouvoirs, représentant dans quelque société que ce soit des quatre séries maçonniques la Puissance Suprême, on leur doit, en cette qualité, les honneurs déterminés par l'article 154, relatif aux honneurs à rendre à une députation de la Puissance Suprême. Les maillets leur appartiennent de droit dans tous les degrés du Rite.

Section III   Devoirs des Souverains Grands Maîtres Adv.

ART. 99. — Les Grands Maîtres représentants légitimes de l'Ordre composant les Grands Conseils Généraux des 87e, 88e et 89e degré devront tous être membres actifs de l'une des Loges ou l'un des Conseils du Rite.

ART. 100. Aucun Grand Président ne peut s'absenter du point fixe du Conseil dont il fait partie dans aucun degré du Rite de Misraïm, sans en avoir obtenu la permission du Grand Président, qui lui fera délivrer un diplôme, en percevant le tribut fixé par les règlements particuliers du Conseil. Cet article est applicable à tous les grades et degrés du Rite, et l'infraction en sera punie d'une amende dont la quotité sera fixée par les règlements particuliers de chaque Conseil.

ART. 101. — Le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré doit ratifier et constituer, dans les formes prescrites et voulues par les institutions maçonniques, et aussitôt après réclamation, tous Frères Maîtres, Chevaliers, Profanes, Souverains Grands Présidents et tous degrés qui auraient pu être créés par quelque Président du 77e degré ou autre, ayant pouvoir de constituer, ou par quelques représentants, et ce, moyennant la perception d'un tribut fixé par l'article 52. Cette disposition s'applique également aux certificats et brefs délivrés par les Conseils particuliers, et à cet effet : le Grand Chancelier rendra au Souverain Grand Conseil Général un compte exact et prompt de toutes les réclamations qui lui seraient parvenues, afin que le Souverain Grand Conseil Général puisse prendre de suite une décision pour satisfaire les réclamants.

 

 

TITRE VI

 

 

DES GRANDS PRESIDENTS GRANDS MAÎTRES

REPRESENTANTS LEGITIMES DE L’ORDRE

 

 

Section I     Du Grand Conseil Général du 89 degré.

ART. 102.— La Chambre des Grands Présidents du .89e degré est, ainsi qu'il est prescrit par l'article 18, Administrateur de la troisième série du Rite. Elle se compose de la manière suivante :

Un Très Illustre et Très éclairé Grand Président Général Président.

Deux Très Illustres et Très éclairés Grands Présidents Généraux Inspecteurs.

Un Très Illustre et Très éclairé Grand Président Grand Orateur.

Un Très Illustre et Très éclairé Grand Président Grand Secrétaire Général.

Un Très Illustre et Très éclairé Grand Président Grand Garde du Sceaux.

Un Très Illustre et Très éclairé Grand Président Grand Trésorier Elémosinaire.

Un Très Illustre et Très éclairé Grand Président Grand Maître des Cérémonies.

Un Très Illustre et Très éclairé Grand Président Grand Expert.

Trois Très Illustre et Très éclairé Grand Président Grands Ministres-Conseillers.

ART. 103. — Le Grand Président préside le Conseil, dans lequel il jouit des mêmes droits et prérogatives dont jouit le Souverain Grand Président du 90e degré dans le Souverain Grand Conseil général (Voyez Section II, Titre IV).

AR T. 104. — Dans les Assemblées générales de l'Ordre, il est place à la droite du Trône.

ART. 105. — Les fonctions, droits et prérogatives des Grands Inspecteurs sont compris dans l'article 26.

ART. 146. — Les fonctions du Grand Orateur sont, dans le Conseil, les mêmes que celles du Souverain Grand Maître général Orateur (Voyez Section /V, Titre IV).

ART. 107. — Le Grand Secrétaire Général tient la plume dans le Conseil; il est en outre chargé de la correspondance du Rite, soit avec le Souverain Grand Maître Général Chancelier soit avec les Grands Conseils subordonnés de la troisième série. Il sera en outre dépositaire des Livres d'or du Conseil, lesquels, lorsqu'ils seront remplis, seront renvoyés au Grand Chancelier, dépositaire général des archives du Rite.

ART. 148. — Le Garde du Sceau sera dépositaire du sceau du Conseil, qui sera apposé sur tous les actes émanés de lui, collectivement avec le sceau du 77e degré, caractéristique de la troisième série.

ART. 149. — Le Grand Maître des Cérémonies et le Grand Expert rempliront dans le Conseil les fonctions déterminées par les articles 65, 66, 79, 80 et 81.

ART. 110. — Dans les Assemblées générales, ils sont adjoints des Grand Maître des Cérémonies et Grand Expert du Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré.

Section II     Du Grand Conseil Général du 88e degré

ART. 111. — Le Grand Conseil Général des Grands Présidents du 88e degré est, ainsi qu'il est prescrit par l'article 18. Administrateur de la deuxième série du Rite. Sa composition est la même que celle du 89e degré.

ART. 112. Les fonctions des Grands Officiers de ce Conseil sont les mêmes que celles des Grands Officiers du 89e degré.

ART. 113. — Le sceau du 88e degré sera apposé sur tous les actes émanés de ce Grand Conseil Général collectivement avec le sceau du 66e degré, caractéristique de la deuxième série.

ART. 114. — Dans les Assemblées générales. le Grand Président du Grand Conseil Général du 88e degré prendra place à la gauche du Souverain Grand Président.

Section III     Du Grand Conseil Général du 87e degré

ART. 115. —Le Grand Conseil général des Grands Présidents du 87e degré est Administrateur de la première série du Rite; sa composition est la même que celle des deux autres Chambres.

ART. 116. Les fonctions des Grands Officiers de ce Grand Conseil Général sont les mêmes que celles des Grands Officiers des 88e et 89e degrés.

ART. 117. — Le sceau du Grand Conseil Général sera apposé sur tous les actes émanés de lui, collectivement avec celui du 33e degré caractéristique de la première série.

ART. 118. — Dans Ses Assemblées générales, le Grand Président du Grand Conseil Général du 87e degré prendra place à la gauche du Grand Président du Grand Conseil Général du 88e degré.

Section IV    Dispositions générales communes aux trois Chambres.

ART. 119. — La durée des offices des Grands dignitaires des trois Chambres des 87e 88e et 89e degrés est de trois ans; ils pourront être réélus.

ART. 120. — Toutes les fois qu'une des Chambres aura quelque proposition à faire, soit au sujet d'un Frère soit dans l'intérêt de la Chambre aussi bien que pour le bien de l'humanité ou l'intérêt général de l'Ordre, elle devra en prévenir le Souverain Grand Conseil Général, qui en délibérera et prendra un arrêté définitif.

ART. 121. — S'il s'agissait d'un objet tellement important pour l'Ordre en entier, qu'il nécessitât le secours des Loges, de tous les Frères, le Souverain Grand Conservateur du Rite ou le Grand Président du Souverain Grand Conseil Général du 90e degré pourraient réunir, non-seulement les autres Chambres, mais encore tous les membres du Rite.

ART. 122. — Lorsque le Grand Chancelier reçoit un plan parfait, relatif à l'un des degrés du Rite, il doit le transmettre de suite au conseil administrateur de la série à laquelle appartient ce degré, afin qu'il en soit délibéré. Le Grand Conseil Général renvoie cette pièce au Grand Chancelier avec son avis conçu en ces termes : Le Grand conseil Général des Grands Présidents etc. du degré etc., est d’avis etc.

ART. 123. — Lorsque le Souverain Grand Conseil Général des Grands Maîtres adv. a pris un arrêté définitif, il en transmet une expédition au Grand Conseil Général, Administrateur de la série, et une autre au Frère, ou au Conseil, pour lequel l'arrêté a été rendu.

ART. 124. — Les demandes en patentes constitutionnelles d'un degré quelconque devront être soumises à la délibération et au visa du Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré.

ART. 125. — Les radiations intéressant l'Ordre en général, seront soumises à l'avis d'un comité choisi par le Souverain Grand Conseil Général dans les Chambres et Loges des quatre séries.

Cet avis sera transmis au Souverain Grand Conseil Général, qui prendra telle décision qu'il jugera convenable.

Les Frères radiés auront toujours droit d'appel.

Cet appel devra être fait dans le délai d'un mois et par voie hiérarchique.

Le Souverain Grand Conseil Général statuera en dernier ressort sur cet appel, et sa décision suprême recevra immédiatement sa pleine et entière exécution.

ART. 126. — Les Grands Ministres, représentants légitimes de l'Ordre, Grands Présidents des 85e, 88e, 89e degrés, en tournée, jouiront des mêmes droits, privilèges, honneurs et prérogatives, que les Souverains Grands Maîtres adv., toutes les fois qu'ils se présenteront avec des pouvoirs dans un degré inférieur, et où ne se trouvera aucun Frère d'un grade plus élevé qu'eux.

ART. 127. — Ils devront instruire de leurs opérations le Grand Chancelier de la Puissance Suprême et le Grand Conseil Général auquel ils appartiennent.

 

 

 

 

CHAPITRE II

 

 

DES PROMOTIONS

 

 

ART. 128. — Le nombre des Membres de la Puissance suprême composant le Grand Conseil Général des Souverains Grands Maîtres adv. du 90e et dernier degré, et les Grands Conseils Généraux des 87e, 88e et 89e degrés étant fixé ainsi qu'il a été dit à l'article 18, il n'y aura de promotion nouvelle que pour cause de décès ou d'absence absolue hors du territoire de la République, de démission donnée authentiquement par écrit, ou de déchéance encourue pour faits graves et prononcés, par le Souverain Grand Conseil Général convoqué à cet effet, et présidé par le Souverain Grand Conseil ou son représentant.

ART. 129 — Les promotions dans le Souverain Grand Conseil Général de 90e et dernier degré ne pourront avoir lieu qu'aux conditions suivantes :

1) Le Frère proposé sera choisi par les Membres les plus éclairés du Grand Conseil Général du 89e degré ;

2) Sa nomination aura l'approbation de la majorité du Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, présidé par le Souverain Grand Conseil ou par son représentant ;

3) En cas de remplacement pour cause d'absence, le Frère promu cédera au Frère titulaire qui reviendrait, les fonctions qu'il n'occupe que provisoirement et passerait parmi les Délégués, dont le nombre pour lors se trouverait augmenté.

Lors de la première vacance, le remplaçant serait alors choisi parmi les Délégués, qui ne seront jamais au-delà de cinq qu'accidentellement, et qui devront toujours, autant que possible, ne pas excéder cinq.

ART. 430. — Les promotions dans le Grand Conseil Général du 89e degré sont soumises aux mêmes conditions ; elles ne pourront jamais avoir lieu que parmi les Frères les plus éclairés du 88e degré.

ART. 131. — Les promotions dans le Grand Conseil Général du 88e degré sont soumises aux mêmes conditions ; elles ne pourront jamais avoir lieu que parmi les Frères les plus éclairés du 87e degré.

ART. 132. — Les promotions dans le Grand Conseil Général du 87e degré, sont soumises aux mêmes conditions que les précédentes ; elles ne pourront jamais avoir lieu que parmi les Frères décorés des plus hauts degrés de la quatrième série. Le Souverain Grand Conservateur du Rite aura seul le privilège de les choisir dans un degré inférieur, d'accord en cela avec le Souverain Grand Conseil Général.

 

 

 

CHAPITRE III

 

DES COTISATIONS

DES SOUVERAINS GRANDS MAÎTRES      ADV.

 

 

ART. 133. — Les Souverains Grands Maîtres adv. du 90e et dernier degré du Rite devront verser chaque année, dans les mains du Grand Trésorier du Conseil une cotisation de 60 francs.

ART. 134. — Tous les Souverains Grands Maîtres adv. désignés dans l'article précédent, recevront, à chacune des Assemblées de leur Conseil, un jeton de présence de la somme de 3 francs.

ART. 135. — En cas d'absence de quelque Souverain Grand Maître adv., son jeton sera versé dans la caisse générale, pour le produit en être employé en œuvres de bienfaisance.

ART. 136. — Pour constater la présence des Souverains Grands Maîtres adv. dans le Souverain Grand Conseil Général le Grand Trésorier fera un appel nominal à la mise en activité de ce Conseil et le Frère Grand Expert fera signer une feuille de présence avant la suspension.

ART. 137. — Il sera accordé un jeton de présence aux Assemblées extraordinaires ; mais de telle sorte que le montant n'excède jamais, à la fin de l'année, le montant de la cotisation.

ART. 138. Tout Souverain Grand Maître adv. qui, par l'effet d'une maladie certifiée par le Grand Élémosinaire, ne pourrait assister aux travaux, aura, pendant toute la durée de sa maladie, droit aux jetons de présence, comme s'il assistait au Souverain Grand Conseil Général — Aucune affaire civile, même par force majeure, ne donne droit à semblable privilège.

ART. 139. — Un Souverain Grand Maître qui, pour cause de voyage en pays éloigné, ne pourrait payer ou faire payer entre les mains du Souverain Grand Conseil Général ses cotisations, sera tenu de régulariser sa position dès son retour en France.

ART. 140. — Les divers Conseils du Rite fixeront dans leurs règlements particuliers, les prix et destination des cotisations qu'ils percevront sur les Frères composant ces Conseils.

 

 

CHAPITRE IV

 

DES REPRÉSENTANTS

 

 

ART. 141. — Chaque classe du Rite devra nommer un représentant près de la Chambre administrant la série à laquelle elle appartient; ce représentant sera muni de lettres lui donnant plein pouvoir d'agir en tout et partout pour le bien général de l'Ordre et le bien particulier de la Classe.

ART. 142. — Les représentants élus devront être résidents au point fixe où sera établie la Chambre administrant la série.

ART. 143. — Le représentant d'une Classe de la première série devra être au moins Grand Président du 87e degré. Il sera membre du Grand Conseil Général des Grands Maîtres de ce 87e degré, et pourra y être appelé à toutes les fonctions,

ART. 144.— Le représentant d'une Classe de la deuxième série devra être au moins Grand Président du 88e degré. Il sera membre du Grand Conseil général des Grands Maîtres de ce degré, et pourra être élu à tous les offices.

ART. 145. — Le représentant d'une Classe de la troisième série devra être au moins Grand Président du 89e degré. Il sera membre du Grand Conseil Général des Grands Maîtres de ce degré, et pourra y remplir tous les offices.

ART. 146. — Le représentant d'une Classe de la quatrième série devra toujours être choisi parmi les Souverains Grands Maîtres adv. du 90e et dernier degré. Il en est de même du représentant de chacune des Chambres des 87e, 88e et 89e degrés, près du Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré.

ART 147. — Les dignités du Souverain Grand Conseil Général des Souverains Grands Maîtres adv. étant de cinq ans, la qualité des représentants à ce Souverain Grand Conseil Général ne leur donnera point le droit d'être appelés à aucune fonction.

ART. 148. — Lorsque les Conseils des 33e, 66e et 77e degrés seront établis, et auront reçu de la Puissance Suprême leurs pouvoirs d'inspection, les Conseils des diverses Classes qui leur seront subordonnées pourront avoir près de ces Conseils chefs de série, un représentant décoré au moins du degré du Conseil près duquel il sera député.

ART. 149. — Tout représentant auprès de quelque Conseil que ce soit, devra, en cette qualité, prêter le serment de remplir avec exactitude les fonctions de son office, et de se conformer aux règlements généraux de l'Ordre.

 

 

 

CHAPITRE V

 

 

DES ASSEMBLÉES DE LA PUISSANCE SUPRÊME
ET DES TROIS AUTRES CHAMBRES

 

Section I   De la tenue des Assemblées ordinaires.

ART. 150. — Les Assemblées générales de la Puissance Suprême et des trois autres Chambres sont fixées aux deux Fêtes de l'Ordre, savoir : le jour de l'Equinoxe du Printemps et le jour de l'Equinoxe d'Automne, et aux époques de deux Solstices. Les travaux des Assemblées générales seront au 87e degré.

ART. 151. — Les Assemblées générales extraordinaires auront lieu toutes les fois que le Souverain Grand Conservateur du Rite ou le Grand Président le jugeront nécessaire, et sur un simple ordre de leur part.

ART. 152. — Les Assemblées ordinaires du Grand Conseil Général du 87e degré auront lieu dans la première semaine de chaque mois.

ART. 153. — Les Assemblées ordinaires du Grand Conseil Général du 88e degré auront lieu dans la deuxième semaine de chaque mois.

ART. 154. — Les Assemblées ordinaires du Grand Conseil Général du 89e degré auront lieu dans la troisième semaine de chaque mois.

ART. 155. — Les Assemblées ordinaires des Grands Maîtres adv. du 90e et dernier degré auront lieu dans la quatrième semaine de chaque mois.

ART. 156. — Chacune des trois Chambres pourra être convoquée extraordinairement, sur l'ordre, soit du Souverain Grand Conservateur ou de son représentant, soit du Souverain Grand Conseil Général, soit du Président de la Chambre. Ces Assemblées extraordinaires ne changeront jamais l'époque des tenues ordinaires ; il en est de même des Assemblées générales, soit ordinaires, soit extraordinaires.

ART. 157. — Le Souverain Grand Conseil général et les Grands Conseils Généraux des autres Chambres ne pourront délibérer si les Membres présents ne sont au moins au nombre de cinq.

ART. 158. — Aucun Membre d'un Conseil, de quelque degré que ce soit, ne pourra y assister sans en avoir la décoration ou celle d'un degré supérieur. Il est cependant permis, dans les réunions ordinaires et en famille de ne porter qu'une petite décoration du degré; mais dans les réunions solennelles, telles que les Assemblées générales, Fêtes de l'Ordre, les Frères devront tous être munis des tabliers, cordons et autres marques distinctives de leur grade.

ART. 159. — La Puissance Suprême fera connaitre aux Conseils des différents degrés, les décorations affectées à ces degrés.

ART.160. — La place des Membres des quatre Chambres de la Puissance Suprême est marquée dans chacun de ces différents Conseils ainsi qu'il suit :

  • Le Grand Président à l'Orient
  • A sa droite, et sur le Trône même, un fauteuil pour la Souverain Grand Conservateur ; à sa gauche, un autre fauteuil destiné à tout Grand Dignitaire qui se présenterait.

A l’Orient, les Souverains Grands Maîtres adv. qui, sans être attachés à la Chambre assisteraient à ses travaux, et les Officiers Dignitaires à leurs postes ordinaires. Les Membres du Conseil non Dignitaires et les délégués présents sur les lignes du Midi et du Septentrion.

ART. 161. — Dans les Assemblées générales, lorsque le Souverain Grand Conservateur ne tiendra point le maillet, il sera toujours placé sur le Trône, à droite du Souverain Grand Président; les Souverains Grands Maîtres adv. occuperont les postes désignés par leur dignité; les Présidents des trois Chambres seront placés à l'Orient ainsi qu'il est dit par les articles 106, 117 et 121, à moins que d'autres fonctions ne les appellent ailleurs ; les Grands Maîtres des Cérémonies des trois Chambres prendront les ordres du Souverain Grand Maître des Cérémonies et lui seront adjoints; les Grands Experts des trois Chambres seront également adjoints au Souverain Grand Expert; celui du 87e degré sera toujours chargé de la garde extérieure du sanctuaire. Les Frères élevés au 89e degré seront en tête de la ligne du Midi ; ceux du degré en tête de la ligne du Septentrion ; ceux du 87e degré à l'extrémité occidentale de ces deux lignes. Les Grands Maîtres appartenant à des Souverains Grands Conseils Généraux et à des Orients étrangers qui auraient droit par leur grade de visiter les travaux de la Puissance Suprême, recevront les Grands honneurs, et seront placés à l'Orient, avant les Présidents des Chambres, à la droite et à la gauche du Souverain Grand Conservateur et du Grand Président.

Section ll    Objets des Assemblées de la Puissance Suprême

ART. 162. — La Puissance Suprême ne s'occupe dans les Assemblées générales, que d'affaires générales. La délibération des affaires particulières, soit à un degré, soit à une série, seront prises dans le sein des Grands Conseils Généraux, chacun en ce qui le concerne.

ART. 163. — Dans les Assemblées des deux Équinoxes, le Souverain Grand Conservateur ou son représentant, ou à leur défaut le Souverain Président du Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, recevra le serment des représentants des divers Conseils de l'Ordre, et des Présidents des Chambres, lors de leur élection. Il les proclamera, et les fera reconnaître en leur qualité.

ART. 164. — Dans toutes les Assemblées générales, le plan parfait des travaux de la dernière séance sera, après son approbation, signé par tous les Membres présents.

ART. 165. — A la fin des travaux le Chancelier en lira l'esquisse, qui, après avoir été approuvée, sera signée par le Grand Président et par le Grand Orateur.

ART. 166. — Les deux articles précédents seront également exécutés dans les Assemblées particulières des Chambres.

Section III    Des Mots d'ordre des quatre séries

ART. 167. — A chaque Fête de l'Ordre, le Souverain Grand Conservateur ou son représentant, ou, à leur défaut, le Grand Président du Souverain Grand Conseil Général donnera un mot d'ordre qui circulera à l'oreille de tous les Grands Présidents de l'Orient à l'Occident, par les lignes du Midi et du Septentrion. Ce mot sera transmis par le Grand Chancelier à tous les Conseils des première, deuxième, troisième et quatrième série, par l'entremise des représentants.

ART. 168. — Tous les ans, â l'Équinoxe du Printemps, le Grand Président fera de même circuler un mot d'ordre, qui ne sera transmis qu'aux Conseils des deuxième, troisième et quatrième série du Rite.

ART. 169. — Tous les trois ans, à la même époque de la Fête du. Printemps, le Grand Président fera de même circuler un mot d'ordre, qui sera transmis à tous les Conseils des troisième et quatrième série.

ART. 170. — Enfin, toutes les fois que l'Ordre aura à pleurer la perte d'un des Souverains Grands Maîtres adv. du 90e et dernier degré, le Souverain Grand Conservateur ou son représentant, ou, à défaut, le Président du Souverain Grand Conseil Général changera le mot d'ordre de la quatrième série.

ART. 171. — Chacun de ces mots sera sacré ; il ne pourra être communiqué à un Frère, lors même qu'il serait de la série, autrement que dans le Conseil. La demande n'en sera pas de rigueur dans les Conseils des première et deuxième séries ; mais elle le sera dans les troisième et quatrième séries. Les Souverains Grands Maîtres adv. n'auront même pas le droit de le communiquer aux Frères qu'ils auraient élevés à un degré quelconque, qu'autant qu'ils les auront attachés, et faits porter sur le tableau du Conseil de ce degré.

Section 1V     Des Honneurs

ART. 172. Le Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré ne rendra d'honneurs qu'au Souverain Grand Conservateur à des Grands Conservateurs étrangers et aux Souverains Grands Maîtres adv. d'un Souverain Grand Conseil Général étranger. Les honneurs rendus à ces derniers consistent à les conduire à l'Orient Maillets Battants précédés de 17 Lumières, et en passant sous la Voûte d’Acier… Les honneurs dus au Souverain Grand Conservateur sont déterminés dans l'article 180.

ART. 173. — En cas de décès du Grand Président, le Souverain Grand Conservateur aura seul le droit d'installer le nouveau Président et d'en recevoir le serment.

ART. 174. — En quelque Conseil du Rite que se présente Je Souverain Grand Conservateur, en justifiant de sa dignité, les plus grands honneurs lui seront rendus : tous les Frères sortiront du Temple, et le Président, en tête, lui présentera sur un plateau les trois Maillets de l’Atelier, les clés du Temple, celles du trésor et celles des Archives. Il passera, en rentrant, sous la voûte d'Acier, précédé jusqu'à l'Orient de 17 Lumières ; là il pourra présider ou remettre le Maillet au Président du Conseil Les mêmes honneurs sont dus aux Grands Conservateurs qui visiteraient un Conseil où ne se trouveraient pas le Souverain Grand Conseil.

ART. 175. — Trois Souverains grands Maîtres adv. du 90e et dernier degré, qui se présenteraient avec des pouvoirs à un Conseil de quelque degré que ce fut recevront les mêmes honneurs.

ART. 176. — Un Souverain Grand Maître adv. sera reçu à la porte intérieure du Temple, et le Président ne lui présentera que le premier Maillet.

ART. 177. — Les Grands Maîtres des 87e, 88e et 89e degrés recevront aussi les Grands honneurs dans les Conseils inférieurs ; le Président ne les recevra et ne leur présentera le Maillet qu'au bas des marches de l'autel.

ART. 178. — Tout Souverain Président du 77e degré, qui se présenterait dans un Conseil inférieur, sera conduit à l’Orient avec les Grands honneurs et le Président lui présentera le Maillet.

ART 179. — Tout Grand Inspecteur Commis du 66e degré, qui se présenterait dans un Conseil inférieur, sera conduit à l'Orient avec les Grands honneurs et le Président lui présentera le Maillet.

ART. 180. — Tout Sublime Chevalier du 33e degré, qui se présenterait dans un Conseil inférieur, recevra les Grands honneurs et le Président lui présentera le Maillet.

ART. 181. — Il ne sera rendu aucun honneur, dans la première série, à un Chevalier d'un degré inférieur au 33.

ART. 182. — Tout Chevalier de la deuxième série, non 66e, qui se présenterait dans un Conseil de la première série, sera placé à l'Orient mais sans l'hommage du Maillet.

ART. 183. — Tout Souverain Président de la troisième série non 77e, qui se présenterait dans un Conseil des première et deuxième série, sera placé à l'Orient, sans la présentation du Maillet.

ART. 184. — Tout Grand Président de la quatrième série, jusqu'au 86e degré inclusivement, sera placé à l'Orient dans les Conseils des trois premières séries ; mais, en général, le Maillet ne sera présenté qu'aux Chefs de série et aux Membres de la Puissance Suprême.

ART. 185. — Si le Président d'un Conseil est d'un degré égal ou supérieur à celui du Frère visiteur, la présentation du Maillet n'aura jamais lieu que pour le Souverain Grand Conservateur ou pour trois Souverains Grands Maîtres adv., lesquels, représentant la Puissance Suprême, sont toujours au-dessus d'un Souverain Grand Maître adv.

ART. 186. — Tout Grand Dignitaire d'un Rite étranger, qui se présenterait aux travaux d'un Conseil du Rite de Misraïm, recevra les Grands honneurs, mais sans la présentation du Maillet et sans que le Président se déplace.

ART. 187. — Les députations des Conseils à Conseils recevront les Grands honneurs et seront placées à l'Orient.

ART. 188.— Lorsque le Souverain Grand Conservateur viendra à décéder, il en sera donné avis par le Grand Chancelier à toutes les Loges et Conseils du Rite, lesquels rendront hommage à sa mémoire.

L'orateur de la Loge ou du Conseil prononcera son oraison funèbre, et le Président du Conseil ou de la Loge, de quelque degré qu'il soit, prendra le signe du deuil pendant trois tenues.

ART. 189. — Lorsqu'un des Souverains Grands Maîtres du 90e et dernier degré viendra à décéder, il en sera donné avis à tous les Conseils du Rite. Le Président prononcera son éloge funèbre et prendra le signe du deuil pendant la tenue seulement. Si ce Souverain grand Maître était élevé à la dignité de Grand Conservateur, le deuil serait de deux tenues.

ART. 190. — Lorsque le Président d'un Conseil viendra à décéder dans l'exercice de ses fonctions, il en sera donné avis aux Conseils correspondants seulement; lesquels lui rendront les honneurs funèbres prescrits dans l'article précédent.

ART. 191. — Chaque Conseil déterminera, dans ses règlements particuliers, les honneurs à rendre dans son sein à ses Officiers et Membres décédés.

Section V     Fêtes de l’Orient et Banquets

ART. 192. — Les Fêtes solennelles du Rite de Misraùn sont fixées aux jours mêmes des Equinoxes : la première, c'est-à-dire celle du Printemps, sous le nom de Réveil de la Nature ; la seconde, ou celle d'Automne, sous celui de Repos de la Nature. Chacune de ces Fêtes sera célébrée par un Banquet obligatoire à tous les Frères du Rite. La première est spécialement consacrée à l'installation des Officiers dignitaires de tous les degrés, susceptibles de renouvellement annuel.

ART. 193. — Si les facultés de quelque Frère ne lui permettaient pas de faire cette dépense, il devra, et l'Ordre lui en impose l'obligation, en prévenir secrètement le Président, qui donnera des ordres au Trésorier, afin que la caisse du Conseil subvienne pour ce Frère, dont le nom ne sera jamais connu que du Président.

ART. 194. — Les divers Conseils pourront, toutes les fois qu'ils le jugeront convenable, se réunir en Banquet ; mais ces Banquets ne seront point obligatoires, et aucun Frère ne sera tenu d'y assister.

Il est néanmoins expressément recommandé aux Frères de ne point oublier que le but de l'institution maçonnique n'est point rempli par ces réunions, et qu'elles y sont même opposées, si elles ne sont accompagnées d'un plus grand effort en faveur des indigents.

. 195. — Avant de commencer le Banquet, le Président après avoir pris sa coupe et avoir bu, la fera passer en signe d'union aux Frères qui dirigent les travaux, et, s'il est possible, à tous les Frères (Voyez, pour le cérémonial, les travaux de table des différents degrés dans les cahiers.)

ART. 196. — Il y aura pendant le Banquet sept santés d'obligation.

La première, sera celle de la France et de la République Française : elle sera accompagnée de vœux pour le bonheur et la prospérité de la Patrie.

La deuxième, sera celle du Souverain Grand Conservateur et de la Puissance Suprême : on y joindra des voeux pour la prospérité du Rite de Misraîm.

La troisième sera celle des Puissances Suprême des autres Rites, et des Frères attachés à ces divers Rites.

La quatrième, sera celle du Président du Conseil (Elle sera portée par le Maître des Cérémonies placé en face du Président).

La cinquième sera celle des Officiers du Conseil, et des Membres qui le composent.

La sixième celle des Frères visiteurs (Dans le cas où il n'y aurait point de cette santé serait celle de tous les degrés du Rite de Misraïm.)

La septième enfin, sera celle de tous les Membres, à quelque Rite qu'ils appartiennent, et quels que soient leurs titres et dignités. Les Frères de confiance seront admis à porter cette santé, à la suite de laquelle circulera le baiser de paix.

ART. 197. — Les Frères seront invités à communiquer des pièces d'architecture, mais ces pièces devront toujours avoir été communiquées au Frère Orateur.

Section VI    Des Demandes en constitution.

ART. 198. — Tout Conseil qui désirera se faire régulariser, prendra une délibération qui aura pour objet de demander à la Puissance Suprême une patente constitutionnelle.

ART. 199. —Cette délibération contiendra le nom du Souverain Président que le Conseil a choisi pour son représentant, ainsi que l'engagement de verser dans la caisse générale, par chaque Membre du Conseil, une médaille annuelle de 3 francs.

ART. 200. — Cette délibération et le pouvoir du représentant, seront signés par tous les membres fondateurs, timbrés et scellés. On y joindra le tableau des Membres du Conseil, conforme au modèle annexé aux présents Statuts et Règlements généraux. Ce tableau indiquera en outre l'adresse du Conseil; le tout devra être envoyé, franc de port, au représentant qui le transmettra au Souverain Grand Conseil Général avec planche détaillée.

ART. 201. — Tout Conseil en instance devra mettre ses travaux en activité au nom et sous les auspices de la Puissance Suprême du Rite de Misraïm.

ART. 202. — Le prix des constitutions est fixé, ainsi qu'il est dit à l'article 50.

ART. 203. — Les constitutions demandées ne seront accordées qu'autant que le nombre des fondateurs impétrants sera de sept pour la première série, neuf pour la deuxième, et dix pour la troisième, ayant les qualités requises pour pouvoir le composer.

ART. 204. — Le Grand Conseil Général des grands Maîtres de la série à laquelle appartient le Conseil, ne prendra une délibération et ne donnera son avis sur la demande, qu'après avoir pris toutes les informations nécessaires pour connaître la composition du Conseil et la moralité de chacun de ses membres.

ART. 205. — Avant de prononcer la régularisation, la Puissance Suprême pourra désigner un ou trois Délégués chargés de visiter les travaux du Conseil impétrant, et de le faire travailler dans divers degrés de la Classe.

ART. 206. — Si un Conseil, régularisé dans un autre Rite, voulait y cumuler le Rite de Misraïm, jusqu'au degré auquel il travaille déjà, sa régularité dans son Rite le dispensera des informations et visites de Délégués, prescrites par les deux articles précédents.

ART. 207. — Les dispositions des articles précédents ne sont point applicables aux Conseils établis, soit par les Grands Maîtres soit par les Grands Maîtres représentants légitimes de l'Ordre, soit par les Délégués de la Puissance Suprême, quelque soit leur grade.

Section VII  Des Demandes en Certificats des divers degrés du Rite.

ART. 208. — Toutes les fois qu'un Conseil du Rite sollicitera de la Puissance Suprême un certificat constatant la régularité d'un de ses Membres, ce certificat lui sera accordé.

ART. 209. — La demande devra être signée par trois Officiers du Conseil et contenir les noms, prénoms, qualités civiles et maçonniques âge, lieu de naissance du candidat. Elle sera timbrée, scellée et contresignée par le Garde des Sceaux et par le Secrétaire.

ART. 240. — Toutes les fois qu'un Délégué de la Puissance Suprême demandera également un certificat pour un Frère, ce certificat sera accordé sur cette simple demande, et aux mêmes conditions.

ART. 211.. — Le prix du certificat sera de 5 francs pour tous les degrés, à quelque série qu'ils appartiennent.

Section VIII     Des Installations.

ART. 212. — Le Souverain Grand Conseil Général installera, soit directement, soit par des députés élus par lui, les Conseils auxquels il aura accordé des constitutions.

ART. 213. — Le plus âgé des Commissaires présidera l'installation : il sera dépositaire des pouvoirs de la commission et des constitutions du Conseil installé.

ART. 214. — Cette commission recevra, dans le sein du Conseil, les mêmes honneurs que recevrait la Puissance Suprême elle-même.

ART. 215. — Le Président de l'installation ayant été conduit à l’Orient, et les deux autres Commissaires à l'Occident, le Président s'assurera si tous les Frères présents ont droit d'assister aux travaux, en les faisant reconnaître individuellement ; ensuite de quoi, il leur fera prêter un serment individuel de fidélité à l'Ordre, de soumission à la Puissance Suprême, et d'obéissance aux Statuts généraux.

ART. 216. — Le plan parfait de l'installation solennelle sera signé par les trois Commissaires.

ART. 217. — Le Président, après avoir prononcé solennellement l'installation, fera circuler le mot d'ordre de la série.

 

 

 

 

CHAPITRE VI

 

 

DES QUATRE SÉRIES

 

TITRE PREMIER
 

DE LA QUATRIÈME SÉRIE

 

 

ART. 218. — La quatrième série forme deux Classes, non compris le Souverain Grand Conseil Général et les Chambres des trois premières séries : la première Classe, appelée le Conseil du 81e degré, comprend du 78e au 81e degré inclusivement ; la deuxième Classe appelée le Conseil du 88e degré, comprend du 82e au 86e degré inclusivement.

ART. 219. Il ne pourra exister dans le territoire de la République française qu'un seul Conseil du 81e ou du 86e degré. Ces Conseils seront sous l'inspection, la surveillance et l’administration immédiate du Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré.

ART. 220— Aucun Frère ne pourra être admis dans les Conseils de la série Esotérique, s'il n'est élevé au 77e degré, et si son avancement n'a l'assentiment de la majorité des Membres du Conseil du 81e degré.

ART. 221— Les Conseils de cette série ne pourront être établis que par le Souverain Grand Conseil lui-même, ou par un Grand Maître autorisé à cet effet.

ART. 222. — Aussitôt que ces Conseils sont établis, le Souverain Grand Conservateur ordonne au Grand Chancelier de leur faire expédier leurs constitutions, sans autre formalité. Il en est de même pour tous les Conseils érigés et créés par le Souverain Grand Conservateur ou par ses représentants, à quelque degré du Rite que ce soit.

 

 

TITRE II

 

DE LA TROISIEME SERIE

 

 

ART. 223. — La troisième série forme quatre Classes ou Conseil, savoir : (Voyez art. 10.)

Le Conseil du 70e degré, comprenant les 67e, 68e, 69e et 70e degrés.

Le Conseil du 73e degré, comprenant les 71e, 72e et73e degrés.

Le Conseil du 75e degré, comprenant les 74e et 75e degrés.

Le Conseil du  77e degré, comprenant les 76e et le 77e degrés.

Section 1     Du Conseil du 77e degré

ART. 224. — Il ne pourra exister dans le pays que cinq Conseils du 77e degré; savoir : un pour le Levant, un pour le Couchant, un pour le Midi, un pour le Septentrion et un pour le Centre.

ART. 225. — Les Souverain Présidents du 77e degré sont dans tous les Conseils des degrés inférieurs, représentants nés des Souverains grands Maîtres adv.; les honneurs qui leur sont dus, sont déterminés par l'article 184 de ce Règlement.

ART. 226. — Cinq Souverains Présidents du 77e degré suffisent pour former le noyau d'un Conseil de ce degré. Le nombre des membres du Conseil ne pourra jamais excéder 77.

ART. 227. — L'élection des Officiers aura lieu tous les trois ans; on procédera par la voie du scrutin.

ART. 228. — Aucun Frère ne sera admis au nombre des Grands Inspecteurs Intendants et Régulateur Général du 77e degré, s'il n'est pourvu des plus hauts Grade de la troisième série, et s'il n'a l'assentiment de tous les Membres du Souverain conseil,

ART. 229. — L'Ordre donne l'aptitude aux Souverains Présidents du 77e degré, chefs de la troisième série et surveillants des deux premières, de recevoir le pouvoir d'initier tout Profane et de régulariser tout Frère irrégulier, lorsque leurs qualités morales, le bien de l'Ordre et celui de l'humanité l'exigeront. Ils devront, dans ce cas, se conformer à ce qui est prescrit dans le même cas aux Souverains Grands Maîtres adv. (Art. 95 et 96.)

ART. 230. — Un Souverain Président du 77e degré, muni de pouvoirs, ne pourra les mettre à exécution dans aucun Conseil où se trouvera un Souverain président d'un degré supérieur, ayant lui-même des pouvoirs, à moins que ses pouvoirs ne lui en donnent la licence spéciale. Cette licence ne pourra jamais s'étendre au cas où le Frère d'un degré supérieur, et muni de pouvoirs, serait membre de la Puissance Suprême ; à cet effet, il doit prendre l'avis du Grand maître.

ART. 231. — Tout Souverain Président du 77e degré devra instruire de ses opérations la Puissance Suprême et le Souverain Conseil auquel il appartient.

ART. 232. — Les attributions des divers offices, ainsi que le mode d'administration, sont déterminés par les diverses sections du chapitre 1er.

Section II     Des Conseils des 70e, 73e et 75e degrés

ART.233.— Les Conseils des 70e, 73e et 75e degrés ne pourront admettre aucun Frère, qu'il n'ait les qualités requises pour être admis dans la série mystique, qu'il ne se soit décoré  des plus  hauts  grades  de la deuxième  série et qu'il n'ait l'assentiment de la majorité des Membres du Souverain Grand Conseil Général (Voyez, pour les honneurs qui leur sont dus, l’art. 189.)

 

 

TITRE III
 

DE LA DEUXIÈME SÉRIE

 

 

ART. 234_ — La deuxième série forme quatre Classes ou Conseils, savoir : (Voyez art, 9.)

Le Conseil du 41e degré, comprenant du 34e au 41e degré inclusivement.

Le Conseil du 45e degré, comprenant du 42e au 45e degré.

Le Conseil du 51e degré, comprenant du 46e au 51e degré.

Le Conseil du 66e degré, comprenant du 52e au 66e degré.

ART. 235. — Les Grands Inspecteurs Commandités, chefs et inspecteurs de cette série, y reçoivent, ainsi que dans la première, les honneurs déterminés par l'article 185 de ce Règlement.

ART. 236. — Neuf Frères suffisent pour former le noyau d'un Conseil de cette série. Le nombre des Membres de chaque Conseil est déterminé par les cahiers du degré.

ART. 237. — Les offices d'un Conseil de cette série sont indiqués dans les cahiers de chaque grade.

ART. 238. Le nombre des Conseils, de quelque degré que ce soit de la deuxième série est indéterminé : il peut y en avoir un dans chaque province et même dans chaque ville.

 

 

 

TITRE IV
 

DE LA PREMIÈRE SERIE

 

 

ART. 239. — La première série forme six classes ou Conseils, savoir : (Voyez art. 8.)

La Loge ou le Conseil de la première classe, comprenant les 1er, 2e et 3e degrés.

Le Conseil de la deuxième classe, comprenant du 4e au 8e degré.

Le Conseil de la troisième classe, comprenant du 9e au 13e degré.

Le Conseil de la quatrième classe, comprenant du 14e au 21e degré.

Le Conseil de la cinquième classe, comprenant du 22e au 30e degré.

Le Conseil de la sixième classe, comprenant du 31e au 33e degré inclusivement.

ART. 240. — Les sublimes Chevaliers du choix, chefs et inspecteurs de cette série, y reçoivent les honneurs déterminés par l'article 186 de ce Règlement.

ART. 241. — Sept Frères suffisent pour former le noyau d'un Conseil de cette série.

ART. 242. — Le nombre des Membres de ces Conseils est déterminé par les cahiers de chaque degré.

ART. 243. — Les offices sont également indiqués dans chaque cahier.

ART. 244. — Nul profane ne pourra être admis à l'initiation, avant qu'il ait été fait sur sa personne, sur ses qualités et sa moralité, un rapport au Vénérable, qui chargera de prendre des renseignements sur le candidat tels et autant de Frères qu'il jugera convenable.

ART. 245.— Les noms des rapporteurs ne seront jamais connus d'aucun Frère, et spécialement du Frère présentateur et du candidat.

ART. 246. — Jusqu'au moment où le Profane proposé aura été accepté, le nom du Frère présentateur ne sera connu que du Vénérable.

ART. 247. — Lorsqu'un Frère voudra proposer un Profane, il remettra la présentation, signée de lui, dans les mains du Vénérable, qui en fera la proposition à la Loge.

ART. 248. — Après avoir communiqué le résultat du rapport des Commissaires, le Vénérable consultera tous les Frères sur l'admission ou le rejet. Après les éclaircissements convenables, il fera circuler le scrutin auquel devront voter tous les Frères du Rite.

ART. 249. — Si le scrutin est favorable au candidat. le Vénérable, après en avoir proclamé le dépouillement, recevra l'attestation, par serment du présentateur, des bonnes vie et mœurs de son proposé.

ART. 250. — Un Profane ne pourra être admis, s'il n'est âgé de dix-neuf ans. Les fils de Maçons auront seuls le privilège d'être reçus à dix-sept ans.

ART. 251. — Un fils de Maçon pourra être présenté et admis dès le jour même de sa naissance; mais il ne pourra lui être fait aucune communication avant l'âge de dix-sept ans.

ART. 252. — Les fils de Maçons, qui auront atteint l'âge de dix-sept ans, pourront être reçus avec dispense des épreuves et jouiront, en outre, de la faveur de ne verser que la somme de 35 francs, pour leur admission aux trois premiers degrés.

Au-dessous de dix-sept ans, le prix de réception des louveteaux et fils de maçon est fixé à 10 francs.

 

 

 

CHAPITRE VII

 

 

DISPOSITIONS GÉNÉRALES

 

 

ART. 253. — L'Ordre entend que tous les Frères du Rite, à quelque degré qu'ils appartiennent, se conforment exactement, strictement et maçonniquement, à tout ce qui est prescrit, ordonné et voulu par les Statuts généraux. Quiconque ne s'y conformerait pas et s'en écarterait, serait aussitôt effacé du Grand Livre sacré, et ne pourrait être admis à assister aux travaux de l'Ordre, ni à participer aux bienfaits qu'il répand, ni aux droits et prérogatives qu'il accorde.

ART. 254. — A quelque degré que soit un Frère, il devra retirer, dans le courant du mois qui suivra sa réception au Conseil, le certificat constatant son grade; sans lequel certificat il ne pourra être admis aux travaux d'aucun degré du Rite. Passé le délai prescrit, le coût du certificat sera double et, après trois mois, il sera tenu en outre de verser dans la caisse des pauvres la somme de 10 francs.

ART. 255. — L'Ordre interdit à tout Conseil de s'entretenir d'affaires relatives aux finances, ou à l'administration intérieure, en séance tenante. A cet effet, les Présidents devront, lors de leur élection, nommer un Comité d’administration, lequel sera composé des Frères les plus anciens du Conseil et, autant que possible, des fondateurs. Toute décision prise dans ce Comité, recevra son exécution.

ART. 256.— Les Présidents des Classes devront toujours être choisis au moins parmi les Frères décorés du degré le plus élevé de la Classe.

ART. 257. — Aussitôt qu'un Conseil est établi, dans quelque série et à quelque degré que ce soit, il devra former dans son sein des règlements particuliers pour sa discipline intérieure : bien entendu que ces règlements particuliers ne doivent jamais être en opposition avec les Règlements généraux qui doivent seuls faire la loi, et auxquels on doit strictement se conformer, lorsqu'il s'agit du dogme maçonnique, ou d'un objet intéressant l'Ordre en général.

ART. 258. — Lorsque, par un motif grave, un Profane aura été refusé à l'initiation, ou un Frère à un avancement de grade, ce Profane, ou ce Frère ne pourra jamais être regardé comme faisant partie de l'Ordre, tant que le Souverain Grand Conseil Général n'en aura pas décidé autrement.

ART. 259. — Tout arrêté de la Puissance Suprême, relatif à la discipline intérieure de l'une de ses Chambres, sera exécuté même avant sa promulgation. Tout arrêté, au contraire, qui intéresse l'Ordre en général, ou quelque Conseil en particulier, ne sera exécuté qu'après sa promulgation.

ART. 260. — En cas de doute sur le sens positif d'un article des Règlements généraux, l'interprétation en est spécialement réservée au Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré, et même au Souverain Grand Conservateur, dont la décision en ce cas est absolue.

ART. 261. — Il est illicite et souverainement défendu à tout Frère Maître, Chevalier, Président Surveillant et Grand Président du Rite de Mis­raïm, de jamais dire, ni le jour, ni l'heure, ni le lieu où il a été reçu, ni les cérémonies et circonstances qui ont accompagné sa réception.

ART. 262. — Tout Conseil, de quel degré que ce soit, qui aurait à se plaindre d'un Frère, ou d'un autre Conseil du Rite, devra toujours adresser sa plainte sous le voile du mystère : 1e à la Puissance Suprême; 2e au Conseil des Grands Intendants et Régularisateurs de la délégation dans laquelle il se trouve; 3e au Conseil chef de la série, sous la surveillance duquel il est placé : bien entendu que cet article n'est applicable qu'aux trois premières séries.

ART. 263. — Si, dans un État il n'existait que des Souverains Grands Présidents du 77e degré, ou des Grands Ministres, représentants légitimes de l'Ordre des 87e, 88e et 89e degrés, érigés en Suprême Grand Conseil Général, cet établissement ne sera considéré régulier, et ne pourra administrer le Rite jusqu'à leur degré, qu'après que trois Conseils, déjà établis dans l'État par quelque chargé de pouvoirs, y auront adressé leur soumission et nommé près d'eux des représentants, conformément aux Statuts ; et, dans le cas où il ne s'en trouverait aucun dans l'État, ce Souverain Grand Conseil Général devra se faire installer par la Puissance Suprême du Rite de l'État le plus voisin, ou par quelqu'un de ses représentants, lesquels le feront au nom de l'Ordre ; il sera tenu de justifier de sa régularité par un plan parfait d'architecture, qui sera déposé dans les Archives. Dès cet instant, le Souverain Grand Conseil Général fera fonctions de Puissance Suprême jusqu'à ce qu'un Souverain Grand Conseil Général du 90e dernier degré soit établi par la Puissance Suprême de l'État le plus voisin.

ART. 264. — Pour sa correspondance avec la Puissance Suprême, tout Conseil se conformera aux modèles annexés aux présents Règlements généraux.

ART. 265. — Toute Loge, Collège, Directoire, Synode, Tribunal, Consistoire, Conseil et Conseil Général, et tout Maître, Chevalier, Président, Souverain Grand Président et Souverain Grand Maître, qui s'écarteraient des Statuts et Règlements généraux de l'Ordre seraient, après décision du Souverain Grand Conseil Général, effacés du Grand Livre sacré.

ART. 266. — Les présents statuts ne pourront être révisés, s'il y a lieu, que tous les sept ans.

Six mois avant l'expiration du délai de sept ans, fixé pour la révision possible des Statuts, les projets de modifications proposés devront être adressés par voie hiérarchique au Souverain Grand Conseil Général qui seul aura le droit de décider s'il y a lieu ou non à modification.

 

 

 

NOMENCLATURE

 

DES CLASSES ET DEGRÉS

DES QUATRE SÉRIES DE RITE
DE MISRAÏM

 

 

PREMIÈRE SÉRIE (SYMBOLIQUE)

 

 

La MAÇONNERIE SYMBOLIQUE donne une explication du symbolisme et dispose les prémices de la recherche philosophique.

 

Première classe

1er degré, Apprenti.

2e degré Compagnon.

3e degré Maitre.

Le niveau le plus bas, appelé zone de premier travail, comprend les chambres d’apprenti, de compagnon et de maître. Il s’agit de la construction du Temple intérieur, qui permettra, et même préparera, le réveil de l’état de conscience accrue avec la revalorisation des valeurs de la fides (fidélité - loyauté - honneur - courage - contrôle de soi - mesure etc.). Ce travail est dit symbolique en ce sens que les trois premières chambres sont dédiées à l’étude de la tradition, à la formation de la mentalité traditionnelle, à la méditation sur les symboles, aux petits travaux effectués dans le but de rectifier tout ce qu’en nous, nous reconnaissons comme des distorsions.

L’initiation dans ces chambres est seulement un reflet, une représentation, de la véritable initiation que chacun doit opérer sur soi-même dans les chambres successives. Cependant c’est dans les degrés suivant que s’exprime pleinement les fondamentaux du Rite.

Après les trois premiers degrés de la Maçonnerie Universelle, les particularités de Misraïm s'affirment dans les Ateliers supérieurs qui pratiquent obligatoirement dans sa série symbolique les 4ème Degré (maître Secret), 12ème (Grand Maître Architecte), 13ème Degré (Royal Arche), 14ème Degré (Grand Élu de la Voûte Sacrée), 18ème Degré (Chevalier Rose + Croix), 28ème Degré (Chevalier du Soleil), 30ème Degré (Chevalier Kadosh), 32ème Degré (Prince du Royal Secret), 33ème Degré (Souverain Grand Inspecteur Général).

 

Deuxième classe

4e degré   Maître Secret

5e degré Maître Parfait

6e degré Maître par Curiosité, ou Secrétaire Intime

7e degré Maître en Israël, ou Prévôt et Juge

8e degré Maître Anglais

 

Troisième classe

9e degré   Elu des IX

10e degré Elu de l'Inconnu

11e degré Elu des XV

12e degré Elu Parfait

13e degré  Illustre

 

4e classe

14e degré Ecossais Trinitaire

15e degré Ecossais Compagnon

16e degré Ecossais Maître

17e degré Ecossais Panissière

18e degré Maître Ecossais

19e degré Ecossais des JJJ (ou des Trois J)

20e degré Ecossais de la Voûte sacrée de Jacques VI

21e degré Ecossais de Saint-André

 

5e classe

22e degré Petit Architecte

23e degré Grand Architecte

24e degré Architecte

25e degré Apprenti Parfait Architecte

26e degré Compagnon Parfait Architecte

27e degré Maître Parfait Architecte

28e degré Parfait Architecte

29e degré Sublime Ecossais

30e degré Sublime Ecossais d'Heredom

 

6e classe

31e degré Royal Arche

32e degré Grand Hache (ou Grand Arche)

33e degré Sublime Chevalier du Choix, Chef de la Première Série

 

DEUXIEME SERIE (PHILOSOPHIQUE)

 

La MAÇONNERIE PHILOSOPHIQUE enseigne la philosophie de l'histoire ainsi que les mythes antiques. Son objet est de mettre sur la voie de la recherche des causes et des effets originels.

Les travaux des trois premières chambres continuent dans les chambres supérieures, dites Philosophiques, dans lesquelles on étudie les traditions occidentales, et tout particulièrement la tradition hermético-alchimique, la Kabbale et les mythes antiques, surtout les mythes égyptiens. Il s’agit d’un travail qui perfectionne et consolide celui des chambres initiales en préparant l’homme à se connaître lui-même ultérieurement et à savoir affronter les épreuves qui peu à peu se transformeront d’épreuves symboliques en épreuves réelles. Une fois terminé le travail dans les chambres dites Philosophiques, l’homme est prêt pour le travail effectif dans les chambres de sommet.

Il y a d’abord la Virtus sacrée, transmise traditionnellement et régulièrement au sommet visible de la Grande Pyramide par le précédent détenteur de la dignité royale et sacerdotale du Rite. Il y a ensuite l’acceptation en totalité de la plus pure tradition, qui désigne, dans le rite sacrificiel, le seul moyen pour l’homme moderne d’atteindre les niveaux supérieurs de l’esprit et de tenter, avec les qualifications acquises au fur et à mesure, la réintégration individuelle.

 

7e classe

34e degré Chevalier du Sublime Choix

35e degré Chevalier Prussien

36e degré Chevalier du Temple

37e degré Chevalier de l'Aigle

38e degré Chevalier de l'Aigle Noir

39e degré Chevalier de l'Aigle Rouge

40e degré Chevalier d'Orient Blanc

41e degré Chevalier d'Orient

 

8e classe

42e degré Commandeur d'Orient

43e degré Grand Commandeur d'Orient

44e degré Architecte des Souverains Commandeurs du Temple

45e degré Prince de Jérusalem

 

9e classe

46e degré Souverain Prince Rose-Croix de Kilwinning et d'Heredom

47e degré Chevalier d'Occident

48e degré Sublime Philosophe

49e degré Chaos ler, Discret

50e degré Chaos 2e, Sage

51e degré Chevalier du Soleil

 

10e classe

52e degré Suprême Commandeur des Astres

53e degré Philosophe Sublime

54e degré Clavi-Maçonnique 1er, Mineur

55e degré Clavi-Maçonnique 2e, Laveur Série          

56e degré Clavi Maçonnique 3e, Souffleur

57e degré Clavi-Maçonnique 4e, Fondeur

58e degré Vrai Maçon Adepte

59e degré Elu Souverain

60e degré Souverain des Souverains

61e degré Maître des Loges

62e degré Très Haut et Très Puissant

63e degré Chevalier de la Palestine

64e degré Chevalier de l'Aigle Blanc

65e degré Grand Elu Chevalier Kadosch, Grand Inspecteur

66e degré Grand Inquisiteur Commandeur, Chef de la Deuxième Série

 

 

TROISIEME SERIE (MYSTIQUE)

 

11e classe

67e degré Chevalier Bienfaisant

68e degré Chevalier de l'Arc en Ciel

69e degré Chevalier du Banuka ou de la Kanuka, dit Hinaroth

70e degré Très Sage Israélite Prince

 

12e classe

71e degré Souverain Prince Talmudim

72e degré Souverain Prince Zadikim

73e degré Grand Haram

 

13e classe

74e degré Souverain Grand Prince Haram

75e degré Souverain Prince Hassid

 

14e classe

76e degré Souverain Grand Prince Hassid

77e degré Grand Inspecteur, Intendant Régulateur général de l'Ordre

 

 

QUATRIEME SERIE (HERMETICO-CABALISTIQUE)

 

 

La MAÇONNERIE HERMÉTIQUE et ÉSOTÉRIQUE s'occupe de haute philosophie, étudie les mythes religieux des différents âges de l'Humanité et admet le travail philosophique et ésotérique le plus avancé.

 

15e classe

Souverains Princes des 78e, 79e, 80e et 81e degrés

 

16e classe

Souverains Princes des 82e, 83e, 84e, 85e et 86e degrés

 

17e classe administrative

87e degré Souverain Grand Prince, Grand Ministre, Représentant de

      l'Ordre pour la Première Série

88e degré Souverain Grand Prince, Grand Ministre, Représentant de

      l'Ordre pour la Deuxième Série

89e degré Souverain Grand Prince, Grand Ministre, Représentant de

      l'Ordre pour la Troisième Série

90e degré Souverain Grand  Maître  absolu,  Puissance Suprême de

      l'Ordre.

 

17e CLASSE DU REGIME DE NAPLES

LES ARCANA ARCANORUM

(87e, 88e, 89e et 90e degrés)

 

 

La Franc-Maçonnerie Égyptienne qui se perpétue à travers le Rite de MISRAIM tire sa légitimité initiatique des Grades maçonniques qu'elle est la seule à détenir et à transmettre soit les 20 ème , 28 ème , 66 ème  et 90 ème, degré. La Pyramide française détient aujourd'hui en toute régularité, les filiations directes et nécessaires de Robert Ambelain.

Les 66ème et 90ème Degrés sont conférés à des Maçons en récompense de leur valeur, de leurs connaissances, et de leur fidélité ; le 90ème Degré leur confère le droit de siéger au "Conseil des Sages" en qualité de Grand Conservateur du Rite.

Les autres Degrés tels que celui de Royal Arche sont facultatifs mais la Chevalerie peut être transmise avec le 20ème Degré dit Chevalier du Temple, issu directement de l'Ancienne Stricte Observance Templière et des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte de Jean-Baptiste Willermoz.

 

 

 

LES ARCANA ARCANORUM

 

 

Les Arcana Arcanorum, qui ont fait couler beaucoup d’encre fort mal à propos ces dernières années, créant ainsi un mythe bien inutile, constituent les quatre, parfois trois grades terminaux des rites maçonniques égyptiens, grades particuliers à l’échelle de Naples (du 87° au 90°). Les Arcana Arcanorum sont présents également au sein d’autres organisations, pythagoriciennes, rosicruciennes, ou de certains collèges hermétistes très fermés.

Du point de vue maçonnique, il convient de distinguer le système des frères Bédarride, basé sur la Kabbale, du Régime de Naples qui constitue le véritable système des Arcana Arcanorum. Citons Ragon qui nous parle de ces quatre degrés en ces termes: "ils forment tout le système philosophique du vrai rite de Misraïm, lequel satisfait tout maçon instruit, tandis que les mêmes degrés chez les Frères Bédarride, sont une dérision frauduleuse née de leur ignorance…"

Les Arcana Arcanorum sont définis par Jean Pierre Giudicelli de Cressac Bachelerie, dans son livre De la Rose Rouge à la Croix d’Or, à la page 67 : "Cet enseignement concerne une théurgie, c’est-à-dire une mise en relation avec des éons-guides qui doivent prendre le relais pour faire comprendre un processus, mais aussi une voie alchimique très fermée qui est un Nei Tan, c’est-à-dire une voie interne."

Les Arcana Arcanorum maçonniques sont en réalité, davantage que les grades terminaux de la maçonnerie égyptienne, l’introduction à un autre système. Les Arcana Arcanorum constituent en fait une qualification pour d’autres ordres plus internes rattachés au courant osirien ou pythagoricien ou encore au courant des anciens Rose+Croix, comme l’Ordre des Rose+Croix d’Or d’ancien système, l’Ordre des Frères Initiés d’Asie, et d’autres, restés inconnus, échappant ainsi à la recherche historique et surtout aux problèmes humains. Jean Pierre Giudicelli de Cressac Bachelerie, faisant référence à Brunelli, confirme dans son livre, déjà cité, De la Rose Rouge à la Croix d’Or, à la page 79, que les Arcana Arcanorum constituent en fait l’introduction à d’autre ordres: "Comme l’a indiqué le G.M. Brunelli dans ses remarquables ouvrages sur les rites de Misraïm et Memphis, d’autres ordres succèdent aux Arcana Arcanorum. Mais nous sortons ici de l’aspect maçonnique pour découvrir quatre ou cinq autres ordres (Grand Ordre Égyptien, Rites Égyptiens ainsi que trois autres que nous ne pouvons mentionner)." De plus certaines organisations traditionnelles, n’utilisant pas l’appellation "Arcana Arcanorum", détiennent totalité ou partie de l’ensemble théurgique des Arcana Arcanorum.

Le système complet des Arcana Arcanorum, dont la maçonnerie égyptienne ne détiendrait donc qu’une partie, comporte en fait trois disciplines :

Théurgie qui se présente selon les documents sous une double forme, chaldéo-égyptienne ou Kabbale angélique : avec notamment les invocations des 4, des 7, et la grande opération des 72.

Les Arcana Arcanorum du Régime de Naples introduisent à une alchimie interne de tradition égyptienne en deux phases, l’une isiaque, l’autre osirienne. C’est bien sûr dans ce dernier aspect des alchimies internes que l’on retrouve les aspects plus spécifiquement osiriens des Arcana Arcanorum. Il est probable qu’au Moyen-Âge et à la Renaissance, ce système était exclusivement chaldéo-égyptien, ce serait peu à peu, et principalement dans ses aspects magiques et théurgiques, que le système aurait subi dans certaines structures traditionnelles une "christianisation" ou une "hébraïsation". On trouve parfois à ce sujet l’expression "christianisme chaldéen".

Les Arcada Arcanorum sont des rites sacrificiels, utilisés selon les principes de correspondances, de liaison sacrée, de transcendance, de rythme en harmonie avec le rythme cosmique. Traditionnellement, c’est la fides de tous les adhérents qui leur permet de participer à la virtus du sommet. Enfin, on trouve l’action rituelle.

L’homme ayant perdu le point de référence de son propre centre se trouve dans une grave crise d’identité. Ceci l’a brisé complètement, c’est pourquoi il est nécessaire de le recomposer. Le mythe d’Osiris, découpé en 14 morceaux, et qui, pour renaître, a besoin d’être recomposé, est toujours actuel. Isis, la veuve de la maçonnerie égyptienne, en recueille les morceaux, le recompose en lui redonnant vie par l’action qui nécessite le rite sacrificiel. C’est la réalisation de la pierre cubique tirée de la pierre brute. L’Homme ressuscité n’est pas complet ; bien que reconstitué, il est sans phallus, il ne peut pas engendrer, sa virilité spirituelle est presque complètement perdue. Il n’est ni mâle ni femelle, il est un hybride qui n’arrive pas à rester debout comme l’Apollon de Cyrène. Bien que reconstitué et ressuscité, il se tient dans la croix horizontale, incapable de se tourner vers la croix verticale. Pour cela, il a besoin d’ultérieures purifications, méditations, rites sacrificiels adéquats, qui peuvent lui restituer sa virilité spirituelle perdue. C’est ce qui est tenté dans les chambres qui suivent la zone de premier travail, dans lesquelles il parcourt le bras vertical de la croix au terme duquel il devient pierre cubique à pointe. Il s’agit d’un itinéraire difficile et hérissé de dangers. Pour formuler l’idée en harmonie avec la légende du Graal, de Chevalier Terrestre il doit devenir Chevalier Céleste. Il doit être pur, humble et doux, tous ses efforts doivent tendre à surmonter les nombreux obstacles qui tenteront de le faire dévier définitivement. C’est une lutte terrible à affronter contre sa propre personnalité, contre ses propres intérêts et ses conditionnements. Il doit assurer une forme d’esprit toute particulière, tournée vers la recherche du monde divin en soi, de la sacralité de sa propre vie et de tout ce qui l’entoure, évitant toute autre préoccupation. Il faut vouloir connaître à tout prix et s’appliquer en se préparant à ce que la connaissance se donne spontanément. C’est une préparation à l’événement qui se fait avec détermination, amour et sacrifice. Préparation qui portera d’abord sur la mentalité traditionnelle et sur la transmutation de la personnalité profane et chaotique en personnalité initiatique et rythmiquement ordonnée, et par la suite à la lente et continuelle progression vers la Lumière.

Par le Rite, le monde supérieur est mû depuis le monde inférieur, et vice-versa. Dans la Table d’Emeraude il est dit: "Il monte de la terre au ciel et il redescend sur terre en recueillant la force des choses supérieures et des choses inférieures." De là vient l’indispensable présence chez l’opérateur des qualifications originales de légitimité et d’authenticité qui garantissent la validité du Rite et préservent la communauté des dommages causés par les interventions de forces inconnues et non désirées ou par la libération de forces infernales incontrôlables. Le Sacré ne peut pas être manipulé impunément. Le but du Rite est la répétition des lois de la Nature en tant qu’imitation de l’ordre cosmique, qui consiste à réitérer le mystère de la divinisation de l’homme, de la génération surnaturelle d’un dieu en relation avec l’expérience de la mort et de la résurrection. En harmonie avec ce qui vient d’être dit plus haut, et du fait qu’il est totalement projeté vers la spiritualité, l’Antique et Primitif Rite Oriental de Misraïm n’a pour fins ni le lucre ni un quelconque pouvoir socio-politique. En effet, il se désintéresse de la politique et place toutes les confessions religieuses sur le même plan, en ce sens qu’il les admet toutes avec la même dignité.

A 94

A 95

 

 

(N°1)

 

 

MODÈLE

DU POUVOIR DUN REPRÉSENTANT

DE QUELQUE DEGRÉ DU RITE
DE MISRAÏM QUE CE SOIT.

 

A :.L :.G :.D :.G :.A :.D :.L’U :.

SALUT SUR TOUS LES' POINTS DU TRIANGLE

 

RESPECT  A L’ORDRE

 

EXTRAIT du Livre d'or de la Respectable  Loge (ou Conseil ou Souverain Conseil), sous le titre distinctif de ……………… (ou du         degré), à la Vallée de ……………. Du………………. jour du ….. mois, l'an du monde 58 ………………………….

Le Respectable Frère  Orateur (ou Grand Orateur) a demandé que, pour satisfaire à l'art. 198 des Statuts et Règlements généraux de l'Ordre, il fût procédé à la nomination d'un représentant du Conseil auprès de la Puissance Suprême du Rite.

Le Conseil délibérant, et les voix recueillies par le scrutin, le Conseil (ou la Respectable Loge, ou le Suprême Conseil) a nommé pour le représenter auprès de la Puissance Suprême de l'Ordre maçonnique de Misraim, et de ses quatre séries (pour la France), le Très Respectable, Très Illustre et Très Eclairé frère (noms et prénoms, degré auquel il est élevé).

En vertu de cette décision, le Conseil donne au Très Respectable, Très Illustre et Très Eclairé Frère …………., plein pouvoir d’agir pour lui et en son nom, conformément aux Statuts et Règlements généraux de l'Ordre, et aux instructions que le Conseil pourra lui envoyer, promettant d'approuver, reconnaître et exécuter le tout.

 

Délivré à la Vallée de …………………  le  … jour  du ….  mois,

l'an du monde 58 ….. ;

 

(Signature du Président.)
(Signature du premier Officier.)
(Signature de l'Orateur.)

 

Timbré et scellé par nous                                                        Par ordre du Conseil

Garde des Sceaux et timbre du Conseil                                       Le Secrétaire,

 

 

(N°2)

 

 

MODELE

 

D’UNE DEMANDE EN CONSTITUTION

POUR TOUS LES DEGRES DU RITE

 

A :.L :.G :. (Place du timbre) D :.G :.A :.D :.

 

SALUT SUR TOUS LES POINTS DU TRIANGLE

RESPECT A L'ORDRE

 

 

Au nom et sous les Auspices du Souverain Grand Conseil Général (pour la France), des Souverains grand Maîtres adv. de l'Ordre maçonnique de Misraïm et de ses quatre séries, 90e et dernier degré;

Le Conseil du ….. degré (ou la Respectable Loge, ou le Souverain Conseil), sous le titre distinctif de ………., à la Vallée de …………

Au Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré du Rite de Misraïm, Puissance Suprême (pour la France).

TRES ILLUSTRES, TRES ECLAIRES et TRES PRESIDENTS FRERES

Réunis sous vos auspices pour le bien général de l'Ordre et celui de l'humanité, nous venons, par ce Plan Parfait d'Architecture solliciter de vous la haute faveur d'être classés au nombre des Conseils, réguliers de votre correspondance, vous suppliant de nous accorder des constitutions qui régularisent le Conseil  du ……..degré établi a la Vallée de ……………… sous le titre distinctif de           …………………….. conformément au vœu de la délibération prise par nous, le ……… jour du …….. mois, l'an du monde 58          ……….. dont extrait est ci-joint.

 

Recevez l'assurance de notre dévouement à l'Ordre, de notre attachement à la Puissance Suprême et de notre obéissance aux Statuts et Règlements généraux de l'Ordre.

 

A la Vallée de ………… le ………….           jour du ……………..mois,
l'an du monde 58 ……..

 

 

(Le Président.)

(Le premier Officier).

(L'Orateur.)

 

 

Timbré et scellé Par nous, Garde des Sceaux et Timbres                Par ordre (du Conseil ou de la Loge)

(du Conseil ou de La Loge)                                                                                                Le Secrétaire 

 

 

 

(N°3)
 

 

 

MODÈLE

 

 

D'UNE DEMANDE DE BREF POUR TOUS LES DEGRÉS DU RITE DE MISRAÏM

 

A :.L :.G :. (Place du timbre) D :.G :.A :.D :.

 

SALUT SUR TOUS LES POINTS DU TRIANGLE

RESPECT A L'ORDRE

 

Au nom et sous les Auspices du Souverain Grand Conseil général (pour la France), des Souverains grands Maîtres adv. de l'ordre maçonnique de Misraïm et de ses quatre séries, 90e et dernier degré;

Le conseil du ……. degré (ou la Respectable Loge ou le Souverain Conseil), sous le titre distinctif de …………..à la Vallée de ……………

Au Souverain Grand Conseil Général du 90e et dernier degré du Rite de Misraïm, Puissance Supréme (pour la France).

TRES ILLUSTRES, TRES ECLAIRES et TRES PRESIDENTS FRERES

Le Très Cher Frère (noms, prénoms, qualités asiles. grades et

dignités maçonnique) né à……………… , département de ……….

le ……………… (jour, mois et an), demeurant à ………….., membre de notre Conseil, désire obtenir un Bref constatant sa qualité Maçon Régulier à ce degré; nous avons la haute faveur de vous prier d'accéder à sa demande.

 

A la Vallée de ………… le ………….           jour du ……………..mois,
l'an du monde 58 ……..

 

(Le Président.)
(Le premier Officier).
(L'Orateur.)

 

Timbré et scellé par nous, Garde des Sceaux                                     Par ordre (du Conseil ou de la Loge)

Sceaux et timbre (du Conseil ou de la Loge)                                                        Le Secrétaire 

 

 

 

 

(N° 4.)

 

 

 

MODÈLE

 

DU TABLEAU DES MEMBRES DE TOUS LES CONSEILS

DU RITE

 

Place
du timbre.

          

TABLEAU des frères composant le Conseil du……….degré (ou la Respectable Loge ou le Souverain Conseil sous le litre distinctif de …………………………………….

 

A la Vallée de ……………..  à l’époque du …………. Jour du ……… mois, L’an du monde 58…

 

A 96

 

Certifié par nous, Président et Officiers (de la Respectable Loge ou Conseil),

 

Le Président

 

Le Premier Dignitaire                       Le Deuxième Dignitaire

 

L’Orateur

 

Timbré et scellé Par nous, Garde des Sceaux et Timbres              Le Grand Expert       Par ordre (de la   R :.L :. Ou Conseil)

                       (de la L :. Ou du Conseil)

                                                                                                                                    Le Secrétaire

 

COLLATIONNÉ ET ARRÊTÉ par Nous, Souverains Grands Maîtres adv. de l'Ordre maçonnique de Misraïm et de ses quatre séries, composant le Suprême Grand Conseil Général du 90e et dernier degré (pour la France); les présents statuts et Règlements généraux comprenant deux cent soixante-six articles en sept Chapitres; et en outre la nomenclature des degrés du Rite, et les modèles y annexés extraits du Grand Livre d'or de la Puissance Suprême, conformément à l'original.

Donné dans notre Suprême Grand Conseil Général, à l'Orient du monde, sous un point fixe de l'Étoile polaire, répondant à 48°50 de latitude septentrionale. A la Vallée de Paris, le dixième jour du premier mois de l’an de la Vraie Lumière 5816.

 

Le Grand Président, fondé de pouvoirs,

OSSELIN :. Père.

 

Par exprès commandement de la Puissance Suprême,

 

      Le Grand  Orateur,                                  Le Grand Chancelier.

 

              PICARD :.                                        COULY :.

 

Vu par nous, Membres de la Puissance Suprême, composant la Commission nommée par le Suprême Grand Conservateur de l'Ordre: à l'effet de collationner les présents Statuts et Règlements généraux, réimprimés au nombre de mille exemplaires conformes à l'original déposé dans les Archives de la Puissance Suprême de l'Ordre à la Vallée de Paris, le 17e Jour du premier mois de l'an du monde 5843 (ou le 17 mars 1839.)

 

                                     Le Grand Président, fondé de pouvoirs,

OSSELIN :. père.

A 97

A 98

 

 

 

RÈGLEMENTS GÉNÉRAUX

 

 

ARTICLE PREMIER — L'Echelle Maçonnique du Rite de Misraim a quatre-vingt-dix degrés.

Tout maçon Misraimite qui a rempli son temps et acquis les connaissances nécessaires, a droit à une augmentation de salaire.

Les corps organisés et autorisés de ce Rite, portent les titres de Loges, Conseils, Tribunaux, Consistoire, Conseils Généraux et Souverain Grand Conseil Général.

La Puissance Suprême n'organise ces corps que dans les vallées et dans les cas où elle le juge utile à l'Ordre.

ART. 2. — Tous ces corps constitués, indépendants les uns des autres, ont une organisation, une hiérarchie intérieure, des obligations et des droits déterminés par des lois et décrets émanant de l'Autorité Suprême du Rite.

 

FORMATION DES ATELIERS

ART 3. — Pour obtenir de former un atelier de la première série (du 1er au 33e degré) il faut une réunion du sept maçons au moins, possédant tous le grade de Maitre.

Pour former un Atelier de la deuxième série (du 34e au 66e degré), il faut une réunion de neuf membres.

Pour former un Atelier de la troisième série (du 67e au 77e degré), il faut une réunion de dix membres. (Art. 203 des Statuts généraux.)

Pour les ateliers supérieurs au 77e  degré le nombre est déterminé par un décret de la Puissance Suprême.

ART. 4. — Nul ne peut faire partie des ateliers de la neuvième à la seizième classe (inclusivement) s'il n'est âgé de 25 ans révolus et de 30 ans pour la dix-septième classe.

ART. 5. — Une Loge en instance ne peut procéder à aucune initiation, affiliation ou régularisation sans en avoir obtenu l'autorisation du Conseil Général.

ART. 6. — Les Loges sont dirigées par des officiers nommés au scrutin individuel et à la majorité des suffrages ; les nominations doivent être soumises au Grand Conseil Général de l'Ordre.

 

DES OFFICIERS DIGNITAIRES.

ET DE LEURS ATTRIBUTIONS

 

ART. 7. — Les Loges sont composées des officiers dignitaires suivants:

1° Un Vénérable. Il siège à l'Orient.

2° Un premier Assesseur dirigeant la colonne du Midi. Il se place à la colonne J.

3° Un second Assesseur dirigeant la colonne du Nord. Il se place à la colonne B.

4° Un Orateur. Il se place à l'Orient, à la gauche du Vénérable. Un Orateur adjoint.

5° Un Secrétaire Général. Il se place à l'Orient, à la droite du Vénérable. Un Secrétaire adjoint.

6° Un Trésorier Général. Il se place à gauche de l'Ora­teur. Un Trésorier adjoint.

7° Un Grand Expert. Il se place devant le deuxième Assesseur. Deux Experts adjoints.

8° Un Elémosinaire. Il se place à la droite du Secrétaire. Deux Elémosinaires adjoints.

9° Un Maître des Cérémonies. Il se place devant le Trésorier. Un Maître des Cérémonies adjoint.

10° Un Garde des Sceaux et Archives. Il se place au bas de la colonne du Midi.

11° Un Architecte Maître des banquets Il se place au bas de la colonne du Nord.

12° Un Ordonnateur contrôleur des fêtes et banquets.

13° Un Frère Couvreur. Il se place près et en dedans de la porte du Temple. Un Frère Couvreur adjoint.

14° Un Préparateur. Trois Préparateurs adjoints.

15° Un premier Acolyte. Il se place devant l’Elémosinaire.

16° Un deuxième Acolyte. Il se place devant le deuxième Assesseur

Les Acolytes se prennent généralement parmi les Frères nouvellement reçus. Les nouveaux Apprentis au 1er D :., les nouveaux Compagnons au 2e D :., les nouveaux Maîtres au 3° D :.

17° Un Représentant de la Loge auprès de la Puissance Suprême

18° Un Frère de Confiance. Un Frère de confiance adjoint.

 

 

FONCTIONS DES OFFICIERS DIGNITAIRES

 

ART. 8. — Le Vénérable titulaire est le chef élu de la Loge ; il préside l'Atelier, nomme les Officiers dignitaires aux offices vacants, met les travaux en activité et les suspend, même au milieu des délibérations, si la prudence l'exige. Il est irrépréhensible dans l'exercice de ses fonctions, et n'est susceptible que de représentations. Il convoque les tenues ordinaires et extraordinaires, et préside de droit toutes les Commissions.

Aucun membre ne peut être nommé Vénérable avant l'âge de 25 ans et une année de Maitrise.

Nul ne peut être Vénérable s'il n'a été avant officier de la Loge. Exception est faite en faveur des Loges qui n'ont pas au moins deux années de travail.

L'installation du Vénérable nouvellement élu doit se faire dans la première tenue qui suit son élection.

ART. 9. — Comme le Vénérable est responsable des doctrines professées en loge, aucun morceau d'architecture ne peut être lu sans lui avoir été communiqué auparavant.

ART. 10. — Le Vénérable a le droit de faire couvrir le temple â tout Maçon membre de la Loge ou visiteur, s'il croit cette mesure nécessaire à la régularité des travaux.

Le Frère qui lui résiste se rend coupable de désobéissance majeure; Il est exclu des Travaux, et s'il est membre de la Loge, les Frères décident, séance tenante, la peine à lui infliger.

ART. 11. — Un Vénérable ne peut faire travailler une Loge qu'avec les rituels approuvés in extenso par la Puissance Souveraine.

ART. 12_ — Le Vénérable nouvellement élu doit prêter entre les mains du Vénérable sortant, l'obligation suivante :

Je jure, sur mon honneur et ma foi maçonnique d'obéir sans restriction aux Statuts et Règlements généraux émanant de la Puissance Souveraine de l'Ordre, d'obéir à ses décrets et de n'employer l'autorité que je reçois de mes Frères que pour le bien de l'Ordre en général et de cette Respectable Loge en particulier.

Je jure de remettre à mon successeur, ou s'il y a lieu, à la Puissance Souveraine ou à ses délégués, toutes les pièces que je reçois aujourd'hui, dont je me charge comme d'un dépôt envers l'Ordre.

Cette obligation doit être transcrite au Livre des plans parfaits et signée séance tenante.

ART. 13. — Les premier et deuxième Assesseurs ont, après le Vénérable, l'autorité maçonnique sur la Loge, qu'ils président en son absence; leur devoir est de maintenir l'ordre et le silence sur les colonnes, de prévenir le Vénérable si un Frère demande la parole ou l'entrée du temple. Ils ne quittent jamais leur maillet sans se faire remplacer sur leur demande.

ART. 14. — Les Frères premier et deuxième Assesseurs sont installés dans la même tenue que le Vénérable et prêtent entre ses mains l'obligation suivante :

Je jure, sur mon honneur et ma foi maçonnique, de remplir fidèlement les devoirs de mes fonctions; de n'avoir jamais en vue que la prospérité de l’Ordre et de cette Respectable Loge auquel je dois l'exemple du respect des lois de Misraim et des droits de tous mes Frères.

Cette obligation doit, comme celle du Vénérable, être transcrite au plan parfait du jour, et signée séance tenante.

ART. 15. — L'Orateur est le défenseur né des Statuts généraux de l'Ordre et de l'Atelier ; il veille à ses plus chers intérêts et donne ses conclusions sur chaque proposition qui, alors, ne peut être discutée, sauf par la voix du scrutin, contre les conclusions.

Il est tenu de donner tous les trois mois, lecture des Règlements, de faire connaître toute infraction qui pourrait leur être faite, de rendre compte aux fêtes de l'Ordre de tout ce qui se sera passé pendant le cours de l'année Maçonnique. Il instruit les nouveaux initiés des devoirs qu'ils auront à remplir, et cela en tenue de famille ; il donne lecture aux fêtes de l'Ordre d'un plan d'architecture; prononce les oraisons funèbres, il est enfin l'organe de l'Atelier. En son absence ou empêchement, l'Orateur Adjoint le remplace.

Cette obligation doit être transcrite au Livre des plans parfaits et signée séance tenante.

ART. 16. — Le Secrétaire tient le pinceau et rédige tous les travaux du jour, les transcrit après leur approbation sur le livre des plans parfaits, en soumet la sanction par écrit au Vénérable, trace toutes les planches de convocation, les expéditions et arrêtés de la Loge, et remet tous les ans deux tableaux des officiers de l'Atelier suivant l'ordre de réception, l'un pour être adressé à la Puissance Suprême et l'autre pour l'exercice de la Loge.

ART. 17. — Le Trésorier est le dépositaire des finances de l'Atelier; il répond personnellement des métaux qui sont à sa disposition; il reçoit tout ce qui est de son attribution : Initiations, affiliations et cotisations.

Il ne peut, de son autorité ni sur l'ordre d'un Frère, aliéner les fonds de la caisse en tout ou partie; il rend compte tous les mois, à la demande du Vénérable et de l'Atelier, de l'état où se trouve sa comptabilité; il ne délivrera aucun fonds sans pièces justificatives signées du Vénérable; enfin ses registres doivent être cotés et paraphés tous les ans par les trois premières Lumières et l'Orateur.

ART. 18. — Le Grand Expert tient de droit le premier maillet en l'absence du Vénérable et des premier et deuxième Assesseur. Hors ce cas, il veille à ce que le temple soit couvert et ne s'ouvre que sur l'ordre des Assesseurs; il suit les visiteurs et autres, s'assure si tous les Frères sont revêtus de leur décoration, accompagne les récipiendaires dans leurs travaux et voyages, compte les votants et recueille les bulletins de scrutin. Ses attributions appartiennent, en son absence, aux Experts de l'Atelier, selon l'ordre de leur nomination.

ART.19. — L'Elémosinaire reçoit sur sa responsabilité les métaux destinés au soulagement des infortunés, et dont l'emploi ne peut, sous aucun prétexte, être applicable à tout autre besoin.

ART. 20. — Le Maître des cérémonies introduit les députations et les Frères visiteurs, et les place suivant leurs rangs et dignités; il accompagne les initiés dans leurs voyages et travaux, et porte la parole au besoin pour eux lorsqu'ils sont proclamés par le Vénérable, il en est de même pour les affiliés; enfin il accompagne les batteries de quelque part qu'elles émanent.

ART. 21. — Le Garde des sceaux: timbres et archives scelle toutes les pièces relatives à la Loge, tient en ordre les pièces déposées aux archives. les transcrit sur un registre et ne les communique au besoin qu'au Vénérable, à l'Orateur et au secrétaire, sur leur récépissé il rend compte tous les ans, au renouvellement de l'Atelier de tout ce qu'il a entre les mains, d'après le relevé qu'il est tenu de faire.

ART. 22. — L'.Architecte est le dépositaire responsable des objets appartenant à la Loge. Il tient un inventaire exact. pourvoit l'Atelier de tout ce qui est nécessaire aux travaux, vérifie les travaux de l'Atelier, s'entend avec le Maître Ordonnateur des banquets pour l'exécution des fêtes, et veille à la distribution et à la salubrité du local.

ART. 23. — L'Ordonnateur des fêtes et banquets est chargé des décorations; il s'entend avec l'Architecte vérificateur pour l'exercice de son emploi. Les Officiers de confiance sont sous ses ordres,

ART. 24. — Le Frère Préparateur est chargé spécialement de la conduite du profane avant et pendant son entrée dans le temple; il veille à sa sûreté et le met à l'abri de la vue des profanes.

ART. 25. — Les Frères Acolytes sont deux Officiers dont l'un reçoit les ordres du Vénérable pour les transmettre aux Assesseurs, l'autre reçoit ceux des Frères Assesseurs pour le Vénérable.

ART. 26. — Le Représentant de la Loge auprès de la Puissance Souveraine est chargé de tous les intérêts de l'Atelier, il fait les démarches relatives à leur expédition et en rend compte. Ses pouvoirs, ainsi que les pièces nécessaires, lui sont délivrés par la Loge conformément aux Statuts.

ART. 27. — Le Frère de confiance doit posséder au moins le troisième degré. Il prépare les tenues des travaux, veille à ce que rien ne manque au service ; il est à la disposition du Vénérable, du Secrétaire, de l'Architecte et de l'Ordonnateur des fêtes. Il est rétribué par l'Atelier.

 

ÉLECTIONS

 

ART.28. — Chaque année, avant le mois de mars, on fera la nomination des Officiers dignitaires des ateliers en tenue de famille, par la voix du scrutin et à la majorité des membres présents. Aucun dignitaire ne pourra exercer la même fonction plus de trois ans consécutifs. Dans le cas où il ne se présenterait pas de nouveaux candidats, les anciens Officiers dignitaires pourraient alors être réélus avec l'autorisation de la Puissance Suprême, auprès de laquelle l'Atelier devra en référer.

ART. 29. — Les Maîtres seuls sont éligibles à toutes les fonctions: sauf celles des Acolytes qui peuvent être remplies par des Apprentis dans les travaux du premier degré et par des Compagnons dans ceux du deuxième degré.

ART. 30. — Les officiers dignitaires adjoints pourront être choisis parmi les Compagnons selon leurs aptitudes.

ART. 31. — Nul ne peut être pourvu de deux offices, si ce n'est en vertu d'un arrêté spécial de l'atelier qui détermine temporairement la réunion de plusieurs dignités dans la personne du même frère.

ART. 32. — Nul ne peut être membre actif, à quelque titre que ce soit, de deux ateliers du même degré.

Le Représentant seul n'est pas tenu d'être membre actif de l'atelier qu'il représente, si cet atelier est en dehors de la Vallée de Paris.

ART. 33. — Nul ne peut être membre actif de deux obédiences différentes, il peut être membre d'honneur.

 

 

DES ARCHIVES

 

ART. 34. — Tous les ans, au mois de mars, les registres de la Loge seront déposés aux archives de la Puissance Suprême ainsi que toutes les pièces relatives à l'Atelier qui ne seraient plus nécessaires dans le courant de l'année. (Art. 41 des Statuts.)

ART 35. — Trois exemplaires des règlements particuliers d'une Loge seront déposés aux archives de l'Ordre.

Toutes modifications aux règlements d'une Loge seront, comme les règlements, soumises à la sanction du Conseil général.

 

 

TRAVAUX

 

ART. 36. — Les Loges auront chaque mois au moins, une tenue d'obligation, à moins qu'il n'y ait un motif sérieux d'empêchement.

Les travaux ne peuvent être ouverts qu'en présence de sept maîtres, membres actifs de l'Atelier, et à l'heure fixée par les planches de convocation. Nul maçon n'est admis aux travaux s'il n'est revêtu de ses insignes maçonniques

ART. 37. — Tout maçon non rayé du Rite est admis comme visiteur dans un atelier pourvu qu'il possède le grade auquel travaille cet atelier et qu'il donne le mot de semestre.

Il doit se retirer si les travaux sont ouverts à un degré supérieur au sien ou si l'Atelier se réunit en famille.

Il en est de même pour les maçons des autres obédiences.

ART. 38. — Aucun Frère n'est introduit ni ne peut couvrir le temple pendant que le scrutin circule; pendant que l'Orateur résume une affaire ou donne ses conclusions; ni enfin pendant que les Frères prêtent leur obligation.

ART. 39. — Les travaux relatifs aux affiliations, initiations ou augmentations de salaire, ont la priorité dans l'ordre du jour.

ART. 40. — Aucun Frère du Rite ne peut être introduit qu'après avoir été tuile et donné le mot de semestre.

ART. 41. —Nul ne peut quitter sa place sans la permission de l'Assesseur de sa Colonne, à moins que son office ne l'exige. Celui qui, par ses discours ou ses actions troublerait la dignité des travaux pourrait, après un premier avertissement être rappelé à l'ordre, sans préjudice d'une peine plus grave en cas de récidive.

ART. 42. — Nul ne peut couvrir le temple sans avoir déposé son offrande à la Tzêdaka.

ART. 43. — .Aucun Frère ne peut prendre la parole sans l'avoir obtenue

Le Frère qui désire obtenir la parole se tient debout et à l'ordre et s'adresse à l’Assesseur de sa Colonne ; les Frères placés à l'Orient s'adressent directement au Vénérable.

ART. 44. — Au seul coup de maillet du Président, tous les Frères observent le plus grand silence.

L'exécution de cet article est confiée aux Assesseurs.

ART. 45. — Tout Frère qui interrompt celui qui a la parole, ou qui trouble l'ordre, est rappelé à l'ordre par le Vénérable; s'il récidive, le Frère Elémosinaire lui présente la Tzédaka; s'il persiste, le Vénérable lui fait couvrir le temple, l'Atelier délibère et prononce sur son insubordination.

ART. 46. — S'il refuse de couvrir le temple, le Vénérable ferme les travaux, les ouvriers se séparent, et l'instruction se prépare sur le fait d'insubordination.

ART. 47. — Tout officier dignitaire qui manque à trois tenues consécutives, sans justifier par écrit, et d'une tenue à l'autre, des causes de son absence, reconnues suffisantes par l'Atelier est censé démissionnaire de son office à la tenue suivante. L’Atelier pourvoit à son remplacement définitif. L'Atelier avise la Puissance Suprême de la substitution intervenue.

 

 

DES DÉLIBÉRATIONS ET DES SCRUTINS

 

ART. 48. — Aucune proposition n'est discutée sans que le Président l'ait placée dans l'ordre des délibérations ; les Frères qui font des observations étrangères â l'objet mis en délibération ou conçues en termes peu maçonniques doivent être rappelé à l'ordre par le Président.

ART. 49. — Aucun Frère ne peut obtenir la parole plus de deux fois sur le même sujet. Tout amendement est considéré comme une proposition nouvelle ; dans ce cas, le Frère dont l'opinion est discutée peut prendre la parole pour en fixer le véritable sens.

ART. 50. — Chaque Frère doit émettre son opinion avec modération et en termes maçonniques. Il doit être debout et à l'ordre.

ART. 51. — Les plans-parfaits doivent mentionner, sous peine de nullité, de la décision prise par l'Atelier, que le Frère Orateur a été entendu dans ses conclusions.

ART. 52. — Tous les arrêtés pris par l'Atelier et proclamés par le Vénérable, deviennent obligatoires pour tous.

ART. 53. — Tout Frère peut demander la révision d'un arrêté pris par l'Atelier par la voie du sac des propositions.

ART. 54. — Pour la proposition d'un Profane ou d'un Affilié on procédera de la manière prescrite par les Statuts généraux et en tenue de famille ; le scrutin sera composé de boules blanches et de boules noires ; les blanches pour l'admission, les noires pour le rejet, avec cette clause, qu'une boule noire renverrait à la première tenue, deux à la seconde et trois prononceraient l'exclusion absolue, en se conformant aux articles 244, 245, 246, 247, 248, 249 et 250 des Statuts généraux et aux Règlements particuliers des Loges lors de la fondation de l'Ordre.

ART. 55. — Si les rapports sont favorables et que le scrutin rapporte trois boules noires, le Président renvoie à la tenue suivante la délibération sur l'admission, en annonçant que les Frères qui s'opposent devront lui faire connaitre, hors de la Loge et sous le secret maçonnique, les motifs qui les y ont déterminés.

ART. 56. — Le Président, dans cette conférence secrète, juge l'importance des motifs d'opposition ; s'il les trouve insuffisants, il tâche d'obtenir le désistement des Frères opposants ; si ceux-ci persistent, le Président fait connaitre avec prudence à l'Atelier1es motifs d'opposition ; l'Atelier les examine, puis un nouveau tour de scrutin circule; s'il contient trois boules noires, le profane est rejeté.

ART. 57. — Si les opposants se désistent, ou si, aucun Frère ne se rend à l'invitation du Président de venir conférer avec lui, le Président donne ordre que la réception ou l'affiliation soit portée à l'ordre des travaux sur la planche de convocation ; dans ce cas, le Frère présentateur est invité à conduire le candidat

ART. 58. — Au cas ou un vote serait demandé un jour d'initiation, la majorité des membres du Rite suffirait pour l'admission ou le rejet. En cas de partage égal la voix du Président compte pour deux.

 

 

FINANCES

 

ART. 59. — Les finances d'un Atelier se composent des sommes reçues pour initiations, affiliation, cotisations mensuelles et dons volontaires.

ART. 60. — Si quelque Frère est débiteur, envers le trésor, de six mois de cotisations, le Frère trésorier lui adresse par écrit, trois avertissements successifs à huit jours d'intervalle, et à défaut par lui de se libérer, le Frère trésorier fait son rapport à la commission qui propose la radiation, et si la radiation est prononcée elle sera consignée au tracé des travaux de famille du jour, et sera notifiée â l'intéressé dans le délai de dix jours.

ART. 61. — Nul ne peut être initié ou affilié qu'après avoir déposé entre les mains du Frère trésorier, le montant des droits fixés par l'Atelier; la cotisation est due par les initiés ou affiliés, du jour de leur admission dans l'Ordre.

 

 

 

ART. 62. —           PRIX DE RÉCEPTION.

 

1 Droit ………………………………………………… 40

2 Droits ……………………………………………….. 20

3 Droits ……………………………………………….. 20

Affiliation …………………………………………….. 10

 

 

POUR LES FILS DE MACONS

 

1er Droit ……………………………………………… 15

2e Droit  ……………………………………………… 10

3e Droit ………………………………………………. 10

Les Diplômes et brefs ………………………………..  5

 

Le diplôme est obligatoire pour les Maîtres.

 

ART. 63. — Les contributions dues au Conseil jusqu'au 3e degré sont fixées au quart du prix des réceptions et pourront être abaissées par un décret du Conseil Général de l'Ordre.

ART. 64. — Tout Chevalier de la Rose Croissante ou Illustre Patriarche Chevalier Kadoch est tenu d'avoir ses titres.

 

 

DÉLIVRANCE DE TITRES

 

ART. 65. — Toute demande de titres maçonniques, (diplôme ou bref) pour être suivie d'effet, doit être régulière, affranchie et accompagnée des métaux nécessaires pour l'acquit de ces titres. Cette demande sera formulée par le Secrétaire Général visée par le Vénérable et appuyée de l'empreinte du sceau de la Loge.

ART. 66. — Le Grand Conseil général ne délivre jamais de titres aux maçons individuellement ; il les adresse aux ateliers sur leur demande régulière.

 

 

DES RÉCEPTIONS, AFFILIATIONS,
AUGMENTATIONS DE SALAIRE ET DISPENSES.

 

ART. 67. — Les Ateliers doivent adresser chaque mois au Conseil général de l'Ordre, un état certifié des initiations, affiliations et augmentations de salaire qu'ils ont accordées ; de toutes les mutations qui auront pu avoir lieu, avec l'énonciation des causes de ces mutations ; un état des démissions et des décès des Frères des Loges.

ART. 68_ — Les profanes qui solliciteront l'initiation, comme les Frères qui demanderont l'affiliation, devront préalablement signer l'obligation de se conformer aux principes et aux Règlements généraux ainsi qu'aux décrets de la Puissance Suprême conformément à la déclaration de principes placée en tête des présents annexes.

ART. 69. — Nul profane ne peut être admis avant d'avoir rempli les formalités prescrites par les articles 244, 245, 246, 247, 248, 249 et 250 des Statuts généraux de l'Ordre.

ART. 70. — Toute demande d'admission doit être faite par écrit, datée et signée par le profane lui-même. Cette demande sera remise au Vénérable de la Loge par le Frère présentateur, qui doit se porter garant de la personne qu'il propose.

ART, 71. — Tout profane doit, avant son initiation, signer une déclaration qu'il n'a pas été refusé par une autre Loge,

ART. 72. — Un casier judiciaire pourra être exigé des profanes présentés à l’Initiation; les Loges auront la faculté d'introduire cette mesure dans leurs règlements, particuliers si elles le jugent utile.

ART. 73. — En cas d'urgence, une Loge peut, sur la demande d'une autre Loge de l'Obédience, donner au nom de celle-ci l'initiation au profane qu'elle présente.

ART. 74. — Les Vénérables des Loges devront faire parvenir à la Puissance Suprême la déclaration de principes qui doit être présentée aux profanes, et acceptée et signée par eux, au moins quinze jours avant l'époque fixée pour la réception.

ART. 75. — Les délais entre chacun des trois premiers degrés sont fixés ainsi qu'il suit :

De la proposition à l'initiation, 3 mois.

De l'initiation au 2e degré, 5 mois.

Du 2e au 3e degré, 4 mois.

En cas d'urgence constatée par une délibération de l'Atelier, et signée par les cinq premiers dignitaires les délais pourront être abrégés par la Puissance Suprême.

Toute réception ou augmentation de salaire accordée par une Loge avant les délais fixés par les Règlements, sans une dispense du Conseil, sera considérée comme irrégulière.

ART. 76. — Les Loges devront faire connaître à la Puissance Suprême les noms, profession, etc., des profanes refusés par elles à l'initiation et les motifs qui ont déterminé le refus. Avis en sera donné à toutes les obédiences françaises.

 

 

DÉMISSIONS ET CONGES.

 

ART. 77. — Toute démission d'un membre actif doit être adressée à l'Atelier, dans la personne de son Président, par écrit et signée.

Si l'Atelier le juge convenable, une députation de trois membres se rendra auprès du Frère démissionnaire pour l'engager à retirer sa démission.

Le délai d'un mois est accordé au Frère pour retirer sa démission.

Tout Frère démissionnaire doit acquitter ce qu'il doit à l'Atelier; s'il ne s'acquittait pas, son exeat ne lui serait point accordé.

ART. 78. — Une demande de congé doit être faite à l'Atelier qui en délibérera, en tenue de famille ; le plan parfait du jour en fera mention.

Un congé ne peut être accordé pour plus d'une année ; il peut être renouvelé; il ne dispense pas du paiement des cotisations, et est refusé à tout Frère qui n'est point à jour avec l'Atelier.

L'Atelier peut accorder un congé avec dispense de-paiement de cotisations à tout Frère qui se trouve dans le besoin, sans pour cela le priver d'assister aux travaux de Comités.

 

 

DES MAÇONS RÉGULIERS ET IRRÉGULIERS.

 

ART. 79. — Un atelier en instance ne peut procéder à aucune initiation, affiliation ou régularisation, sans en avoir obtenue l'autorisation de la Puissance Suprême

ART. 80. — Toutes les formalités relatives aux initiés et affiliés sont applicables au maçon pour lequel il sera fait une demande de régularisation.

Cette demande devra toujours être accompagnée d'un certificat maçonnique d'une authenticité reconnue, attestant la validité des droits du préposé. Dans le cas où il ne serait pas porteur d'un titre de cette nature, il ne pourra se présenter qu'avec trois maitres de l'Atelier qui déclareront sur l'honneur tenir ce Frère pour véridique dans tout ce qu'il avance.

Il sera toujours forcé d'acquitter envers le trésor tous les droits de réception votés par l’Atelier pour le grade dont il se dit pourvu.

ART. 81. — Dans les pays où il n'existe pas d'association maçonnique, pendant une campagne sur terre ou sur mer, dans un voyage de long cours, trois maçons, possédant au moins le grade de Maitres, peuvent communiquer le premier degré à un profane, mais en lui faisant prendre et signer l'obligation de demander sa régularisation à un Atelier de la correspondance de la Puissance Suprême.

Son initiation sera considérée comme nulle, s'il ne remplit pas son engagement dans le délai de trois mois après son arrivée dans une ville ou siégera une Loge de l'Obédience de la Puissance Souveraine de Misraïm.

Une planche rédigée et signée par les Frères qui auront procédé à cette communication et qui devra contenir l'engagement précité par le Profane, lui sera remise à l'effet de lui servir de titre.

ART. 82. — Tout Maçon, pour être régulier, doit être membre actif d'une Loge régulière à titre d'Apprenti, Compagnon, Maître, ou Membre honoraire; s'il est Maitre, il doit être pourvu de son diplôme.

Ne sont membres actifs que ceux qui payent leurs cotisations.

Les membres honoraires ne sont éligibles à aucune fonction dans l'Atelier ; s’ils en acceptent une, ils deviennent membres actifs.

ART. 83. — Sont irréguliers :

1° Tout Maçon promu irrégulièrement à un grade quelconque.

2°Ceux qui sans mission ont accordé l'initiation ou conféré des grades maçonniques.

3° Ceux qui, par suite d'un jugement régulier, sont exclus des ateliers.

ART. 84. — Tout maçon irrégulier peut se faire régulariser

1) S'il promet de se conformer à la Constitution et aux Règlements généraux de l'Ordre.

2) S'il produit le certificat de trois membres d'un atelier régulier.

 

 

DU MOT DE SEMESTRE

 

ART. 85. — A chacune des deux fêtes équinoxiales de l'année maçonnique le mot de semestre, donné par le Conseil Général, est communiqué en tenue régulière aux membres de l'Atelier par le Vénérable.

ART. 86. — Le mot de semestre est envoyé cacheté aux représentants de la Puissance Souveraine ou aux Vénérables des Loges dans les départements ; le billet qui le renferme, adressé aux Vénérable ne peut être ouvert que pendant la tenue des travaux où il doit être communiqué.

ART. 87. — Les membres actifs de l'Atelier le reçoivent dans la chaine d'union qui doit être formée. a cet effet, au milieu du temple.

Les Frères absents lors de la communication du mot de semestre le reçoivent ensuite du Vénérable.

 

 

DES DÉLITS ET DES FAUTES.

 

ART. 88. — Les Ateliers ont le droit de discipline intérieure et de juridiction sur leurs membres.

ART. 89. — Les Ateliers jugent les délits commis dans leur sein.

ART. 90. — Le Maçon qui se rendrait coupable de délits ou de fautes, soit dans l'intérieur de la Loge, soit à l'extérieur, serait passible de peines déterminées.

Pour les fautes simples commises dans l'intérieur de l'Atelier, le Vénérable, suivant le cas, peut ordonner le rappel à l'ordre, avec ou sans inscription au plan parfait (délit de première classe):

Pour des fautes graves, il ne peut être procédé que par jugement ; sont fautes graves toutes celles qui touchent à l'honneur et à la foi jurée, dans la vie maçonnique comme dans la vie profane (délit de deuxième classe ).

Toute plainte contre un Frère doit être signée par trois Maîtres et adressée directement au Vénérable.

ART. 91. - Toute plainte reconnue par le Président de l'Atelier comme anonyme ou signée d'un faux nom, devra être à l'instant même brûlée sans qu'il en soit donné lecture à l'Atelier.

ART. 92. — Tout faux témoin est exclu de l'Atelier, il est signalé au Conseil de l'Ordre, qui juge s'il doit être retranché de la fraternité.

ART. 93. — Tout Frère qui sera mis en accusation devra déposer entre les mains du Vénérable, et dans un délai de huit jours, tous ses titres maçonniques.

Faute par lui de ce faire, il sera rayé de plein droit de la maçonnerie.

Ces titres lui seront rendus aussitôt après le prononcé de l'acquittement s'il y a lieu, ou à l'expiration de la peine prononcée.

Ces titres, en cas d'exclusion définitive, seront renvoyés à la Puissance Souveraine.

ART.94. — L'accusation et la défense entendue, les Frères plaignants, le défenseur et le prévenu, après le résumé du Vénérable., couvrent le temple.

Le Président met successivement aux voix les questions suivantes :

1 Le Frère N………. accusé d'un délit maçonnique en est-il convaincu!

2° A quelle classe appartient ce délit?

Le Vénérable recueille les bulletins secrets; les bulletins doivent porter oui ou non. La majorité est des deux tiers des votants: si elle est pour la négative, le prévenu est déclaré innocent et réintégré dans ses droits maçonniques.

ART. 95. — Les peines maçonniques sont :

1°La perte des droits maçonniques pour un délai de un à six mois.

2°La suspension des travaux pendant six mois au moins ou une année au plus, sans que ces peines dispensent du paiement des cotisations.

3° L'exclusion perpétuelle des tableaux de Loge.

Ces peines ne pourront recevoir leur application qu'autant qu'elles auront été confirmées par le Souverain Grand Conseil Général.

ART. 96. — En cas de plainte contre le Vénérable, le premier
Assesseur la reçoit ; à partir de ce moment il prend la direction des travaux. En cas de laisser-aller par l'autorité supérieure, qui doit être prévenue, le Vénérable est jugé comme il vient d'être dit pour les autres Frères

ART. 97. — L'appel est suspensif, mais le condamné ne peut jouir des droits maçonniques au sein de la Loge.

ART. 98. — Toute sentence maçonnique est secrète; il est, sous peine d'exclusion de l'Ordre, défendu d'en parler hors des temples de l'Obédience.

ART. 99. — Dans l'intérêt de la maçonnerie en général, le jugement sera affiché dans les parvis du temple et communication en sera donnée à toutes les obédiences françaises.

ART. 100. Si le jugement rendu par la Loge est cassé par le Grand Conseil Général, la condamnation est regardée comme nulle et non avenue, et l'accusé reprend sa place, et son office, s'il en remplissait un, au sein de la Loge.

 

 

DES FAILLIS

 

ART. 101. — Tout failli passera en jugement devant sa -Loge après la clôture des opérations de sa faillite. L'instruction et le jugement auront lieu conformément aux prescriptions des dispositions judiciaires.

 

 

DES CAS DE SUSPENSION,

SCISSION OU DISSOLUTION.

 

ART. 102. — Le Grand Conseil Général de l'Ordre a seul le droit de prononcer la mise en sommeil des Ateliers soit après suspension, scission ou dissolution, soit par mesure disciplinaire.

ART. 103. — Tout Atelier qui suspend ses travaux ne peut le faire que pour un temps déterminé, et en en faisant immédiatement la déclaration au Conseil Général ; cette déclaration contiendra les motifs de la suspension. La Loge devra alors déposer aux archives du Conseil de l'Ordre les constitutions, les sceaux et timbres, les rituels des grades, les livres d'architecture et le tableau général de ses membres. Le tout sera réuni par les soins du Vénérable et des Assesseurs qui sont responsables de l'exécution de cet article.

ART. 104.— Nul Maçon ne peut garder en sa possession, à quelque titre que ce soit, les constitutions, sceaux, timbres, livres d'une Loge dont les travaux sont suspendus, sans commettre un délit qui le rend passible de la radiation des tableaux de l'Ordre. Cette radiation est prononcée par la Puissance Suprême et portée à la connaissance des Ateliers de l'Ordre.

ART. 105. — Toute demande en reprise des travaux doit être faite et signée par au moins sept Maîtres ayant appartenu à la Loge avant sa suspension.

 

 

DES DÉCÈS ET OBSÈQUES.

 

ART. 106. — Aussitôt que le Vénérable d'une Loge est averti qu'un des membres de cette Loge est décédé, il doit convoquer tous les Frères qui la composent, et nul, sauf le cas de maladie ou d'absence, ne peut se dispenser d'assister aux obsèques de son Frère; ce service est de rigueur.

Les insignes maçonniques ne pourront être portés que dans le champ du repos, au moment même de l'inhumation et après toute cérémonie du culte.

ART. 107. — Les Loges doivent des consolations et des témoignages d'amitié à ceux de leurs Frères qui perdent un des membres de leur famille ; à cet effet, le Vénérable désigne une députation chargée de se rendre auprès du Frère qui a été frappé dans ses affections.

Des consolations et des témoignages de sympathie sont également dus aux veuves et aux enfants du Frère décédé.

 

 

DISPOSITIONS GÉNÉRALES.

 

ART. 108. — Toutes questions concernant l'Ordre ou les Loges de l'Obédience doivent se faire en tenue de famille ; il en est de même pour toutes les discussions en dehors des travaux maçonniques.

ART. 109. — Chaque Frère doit émettre son opinion avec modération et en termes maçonniques ; il doit, en tenue de Loge, être debout et à l'ordre.

ART. 110. — Toutes discussions politiques ou religieuses sont interdites dans les temples ; les travaux maçonniques cessent de droit dès qu'il s'élève des discussions de cette nature.

ART. 111. — Nul Atelier, dans aucun cas, sous aucun prétexte, ne peut s'adresser à l'autorité civile sans une autorisation du Souverain Grand Conseil Général.

ART. 112. — Toute Loge qui doit solliciter un secours en faveur de l'un de ses membres devra, par une planche signée des cinq premières lumières de la Loge, demander l'apostille de la Puissance Suprême.

ART. 113. — Nul, sauf les lowtons, ne peut être dispensé des épreuves physiques et morales prescrites par les rituels.

ART. 114. — Toute manifestation publique dans le monde profane est interdite.

N'est pas considéré comme manifestation publique, le port des insignes maçonniques aux funérailles d'un Frère dans l'intérieur du champ de repos.

ART. 115. — Le Conseil de l'Ordre engage ses Frères à s'abstenir, dans les Loges, de manifestations profanes.

Quand un Frère, par un morceau d'architecture ou de bonnes paroles, a bien mérité de l'Atelier, c'est par une vive et chaleureuse batterie qu'il doit être remercié, et non par des applaudissements, en usage dans les salles de spectacle, mais qui ne conviennent pas à la gravité maçonnique de nos temples.

ART. 146. — Tout Maçon qui apportera dans les Ateliers l'esprit de résistance ou des principes antimaçonniques, pourra être mis en accusation et le jugement à intervenir suivra les formes prescrites par l'article 90 des présents annexes.

ART. 117. — Aucune tenue de Loge ou de Comité ne peut avoir lieu en dehors du local maçonnique, sans une autorisation du Conseil.

ART. 118. —Toutes tenues de Comité pour lesquelles tous les membres de la Loge n'auront pas été convoqués étant irrégulières, entraineront la suppression du Vénérable et des Officiers dignitaires qui auront participé volontairement à cette illégalité.

ART. 119. — Le Président de chaque Atelier est personnellement responsable de toute infraction à ces dispositions.

ART. 120 — L'affiliation entre plusieurs Ateliers ne donne pas le droit de délibérer en commun, il ne doit exister entre eux qu'une correspondance fraternelle.

 

 

DES VISITEURS

 

ART. 121. — Tout franc-maçon qui se présente en visiteur pour assister aux travaux d'un Atelier où il n'a pas déjà été reçu, doit être porteur d'un titre authentique et régulier à moins qu'il ne soit personnellement connu de trois membres de l'Atelier, présents à la séance, lesquels certifient sa qualité maçonnique.

Si le titre présenté est simplement entaché d'irrégularité, il est immédiatement rendu au porteur non admis. S'il paraît falsifié, ou s'il appartient à un maçon radié, il est retenu et envoyé au Conseil qui statue.

ART. 122. — Tout visiteur doit posséder le grade auquel les travaux sont ouverts, et en justifier par le tuilage.

Il doit couvrir le temple, si les travaux sont ensuite ouverts à un grade supérieur au sien, ou si l'atelier se met en séance de Comité.

ART. 123. — Les visiteurs doivent, après avoir été tuilés, donner les derniers mots de semestre ou au moins les précédents, faute de quoi l'entrée ne leur est pas accordée

Quand un visiteur appartient à un autre rite, les mots de semestre doivent être exigés de lui, s'ils sont connus de l'officier qui préside, sinon il est admis moyennant les justifications stipulés par les deux articles précédents.

ART. 124. — Les visiteurs n'ont que voix consultatives, ils sont, pendant le cours des travaux, soumis à l'autorité disciplinaire de l'Atelier.

 

 

DU SOUVERAIN GRAND CONSEIL GENERAL

 

ART. 125. — Le Souverain Grand Conseil Général nomme à tous les grades supérieurs au 3e degré ; les Présidents de Loges et de Conseils pourront présenter les candidats et faire valoir leurs titres au Conseil de l'Ordre, qui jugera et décidera.

ART. 126. — Le Souverain Grand Conseil Général peut, en considération du dévouement et des capacités, élever successivement depuis le premier jusqu'au 90e et dernier degré.

Voir les articles 15, 93 et 132 des Statuts généraux,

ART. 127. — Si le Conseil se trouve ne pas être au complet, soit par suite de décès ou pour toute autre cause, ses membres pourront remplir plusieurs offices à la fois.

ART. 128. — La nomination d'un Grand Maître comme Vénérable titulaire d'une Loge, doit être soumise à l'approbation du Conseil général.

ART. 129. — Aucun Frère ne peut faire partie du Conseil Général avant l'âge de trente ans révolus.

ART. 130. — Tout Frère admis à faire partie du Conseil Général doit prêter l'obligation suivante :

En présence du Grand Architecte de l’Univers et devant mes Frères, sur mon honneur et ma foi maçonnique, je jure de respecter et de défendre les principes inscrits en tête de notre Constitution. je promets de me conformer loyalement et fidèlement aux Règlements généraux de l'Obédience de Misraim, comme je l'ai promis ou moment de recevoir la lumière. Je m'engage à être considéré comme ne faisant plus partie de l'Ordre si mes principes cessaient d'être conformes au serment que je prête aujourd'hui.

Fait et donné en séance du Souverain Grand Conseil Général, les jours, mois et an que dessus.

 

Pour copie conforme, le Grand Secrétaire Général du Rite,

 

OSSELIN.. fils.

 

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