Planche sur le Temple et le Naos

(Par le Frère Robert MINGAM )

A la Gloire du Grand Architecte des Mondes
Vénérable Maître et vous tous mes Sœurs et mes Frères
en vos degrés et Qualités

 

On ne s’attarde guère aujourd’hui, à rechercher dans la symbolique maçonnique « dite Moderne », les origines traditionnelles des éléments qui accompagnent notre quête de spiritualité. Notre regard est naturellement attiré par les symboles les plus remarquables, mais nous nous contentons trop souvent des explications volontairement succinctes trouvées dans nos rituels. C’est ainsi que peu à peu, au fil des générations, nous perdons le sens du sacré et que se créent des mouvances parallèles qui n’ont plus de Maçon que le nom, bien que l’esprit initial y soit préservé lors des cérémonies d’intronisation.

Le sujet dont le souhaiterais vous parler ce soir, concerne l’origine égyptienne du Temple que nous utilisons, ainsi que de celle du Naos autour duquel nous nous rassemblons.

 Quel que soit le Rite qui préside à leurs travaux, qu’ils soient laïques, philosophiques ou religieux, c’est à couvert, dans un Temple protégé des indiscrétions profanes que les Maçons se retrouvent pour y pratiquer leur culte. Qu’ils y fassent référence au Temple de Salomon ou à ceux de l’Ancienne Egypte importe peu, puisqu’il s’agit d’un édifice dont le plan est sensiblement le même, comprenant un parcours initiatique qui permettait aux initiés d’hier, comme à ceux d’aujourd’hui, une approche progressive du monde profane vers le sacré.

Bien qu’architecturalement, il puisse exister certaines notables différences entre les fastueux Temples égyptiens et les modestes locaux que nous utilisons, il reste que dans l’esprit de notre Ordre, et notamment dans celui de notre rite, les symboles présents et suggérés qui nous y sont proposés, ont pour vocation de créer un pont entre deux mondes, celui du profane où nous étions jadis, et celui de l’Initié qui aujourd’hui nous rassemble en ces lieux.

Ce soir, nous ne développerons qu’une toute petite partie de ces nombreux symboles qui, pour la plupart, étaient présents dans les Temples de Haute et de Basse Egypte. Porteurs de lumière, ces symboles riches de leur signification ésotérique, prennent tout leur sens lorsqu’ils s’accompagnent d’une quête de spiritualité. C’est pourquoi, nous allons les comparer à ceux qui composent notre Loge, et tenter d’y découvrir certaines correspondances, nous rappelant que ce n’est peut-être pas par hasard que nous avons choisi de vivre l’expérience d’une franc-maçonnerie s’inspirant de l’Egypte Ancienne.

Dans leur grande majorité, les temples égyptiens étaient implantés le long des berges Orientales du Nil qui s’écoulait naturellement du Sud vers le Nord du pays. Ils étaient symboliquement orientés d’Est en Ouest et toujours perpendiculairement au fleuve nourricier, soit, dans la mesure du possible, en direction du Soleil Levant.

 

C’est pourquoi, compte tenu des méandres du fleuve, les édifices religieux de l’Ancienne Egypte ne sont pas toujours strictement orientés. Les Francs-maçons eux-mêmes, pour des raisons pratiques et indépendantes de leur volonté, dirigent symboliquement leurs Temples en direction d’un Orient supposé.

 

Le Temple égyptien n’était pas conçu pour y loger du personnel, aussi, lors des cérémonies journalières, les prêtres chargés des offices devaient-ils franchir diverses portes et traverser nombre de salles avant de pouvoir assister le Grand Prêtre dans ses fonctions.

 

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Aaaaaaaa

L’architecture du Temple égyptien se composait généralement, et en premier lieu, d’un pylône décoré de scènes où le roi présentait ses offrandes guerrières au dieu de son choix et informait son peuple de son étroite filiation avec la divinité.

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Fronton du temple d’Edfou (Haute Egypte)

Les frontons de nos Temples quant à eux, sont certes plus discrets, mais ils informent parfois de leur identité et de l’esprit qui doit y régner, à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers.

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Fronton de la Loge de Périgueux

Passé le premier pylône, les prêtres égyptiens se regroupaient par fonction élective, dans la lumière de la première cour dite « péristyle » pour se préparer au rituel journalier d’ouverture et de fermeture du tabernacle que nous appelons le Naos. Il s’agissait d’une cour à ciel ouvert, bordée intérieurement de colonnes de différents styles supportant une toiture en arcades, où les profanes, une fois l’an, lors de la fête de la nouvelle année, pouvaient se rassembler pour honorer le dieu tutélaire du Temple. Sur les murs périphériques étaient sculptées des scènes de la vie courante, de transport de vivres et de matériaux nécessaires aux offrandes et à l’édification des lieux.

Ttttttttt

Cour Péristyle

Uuuuuuu

Scènes gravées sur les murs de la salle péristyle

Pour nous, maçons de rites égyptiens, cette cour péristyle est symbolisée par les parvis de nos Temples et le hall d’entrée de nos locaux, ouverts aux membres de nos Ateliers et aux profanes qui parfois en demandent l’accès. En ce qui concerne notre Loge, il s’agirait bien sûr de nos vestiaires et couloir d’accès en Salle Humide où sont affichées différentes photos, tableaux et objets propres à décorer les murs, l’ensemble identifiant notre appartenance à l’Ordre.

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Second pylône s’ouvrant sur la salle hypostyle

Face au premier Pylône égyptien, de l’autre côté de la cour péristyle, un second Pylône décoré de scènes d’offrandes de nourritures, de boissons, de parures et d’encens en rapport avec le culte choisi s’ouvrait sur une salle hypostyle composée de hautes colonnes alignées dont le style architectural (lotiforme et papyriforme) symbolisait la Haute et la Basse Egypte.

Ne s’agirait-il pas pour nous, Maçons de rites égyptiens de la porte qui sépare le temple de la salle humide et des colonnes intérieures qui en décorent l’entrée?

Papyriformes, les colonnes du temple égyptien étaient implantées du côté Nord. Lunaires, elles représentaient la Basse Egypte avec ses zones fertiles et marécageuses. Le papyrus y poussait dans les eaux salées et se développait sous la lumière symbolisant la vie, issue des eaux primordiales.

Lotiformes étaient les colonnes implantées du côté Sud. Solaires, elles représentaient la Haute Egypte. Selon le mythe égyptien de la création du monde, le lotus était sorti du limon originel, et de son calice, le divin Créateur. La fleur de lotus s'ouvrant au lever du Soleil et se refermant à son coucher, symbolisait l'expansion de la lumière hors du limon originel.

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Seuls étaient admis dans la salle hypostyle les prêtres officiant dans le Temple. Les murs périphériques de cette salle étaient décorés de scènes représentant les temps forts de la fondation du temple, ainsi que la traditionnelle présentation à la foule des fidèles, de la statue du dieu sortie de son sanctuaire, statue posée dans une barque sacrée et portée à l’épaule par des prêtres en procession dans les alentours du Temple.

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Une deuxième porte s’ouvrait ensuite sur une salle où étaient préparées les différentes offrandes proposées au Dieu tutélaire du temple.

Lorsqu’ils pénètrent dans leur Temple, les maçons de rites égyptiens vont traverser symboliquement les différentes salles qui conduisaient au Saint des Saints, en exécutant trois circonvolutions avant de prendre place autour du Sanctuaire contenant le Naos.

Vvvvvvvv

Le premier tour correspondra à la traversée de la Salle hypostyle symbolisée par les colonnes J et B placées de part et d’autre de la porte menant au sanctuaire de notre Ordre. Ces colonnes de couleurs et de styles différents nous suggèrent notamment la place que prendront les Sœurs et les Frères autour du Pavé Mosaïque sur lequel repose le Naos. Ne dit-on pas que les Apprentis prennent place sur la colonne du Nord et les compagnons sur la colonne du midi (1) ?

Le second tour les fait symboliquement pénétrer dans la salle de préparation des offrandes égyptiennes qui, à l’époque des Pharaons, était entourée de chapelles accueillant les présents offerts quotidiennement au dieu. Les offrandes que nous apportons ne sont pas celles que les prêtres égyptiens lui présentaient et qui, le soir venu leur servait de repas, mais le fruit et le partage de nos propres recherches, qui au terme de nos tenues se retrouvera commentés au cours de nos agapes en salle humide.

Au troisième tour, après une dernière déambulation les conduisant aux frontières de l’invisible, les Sœurs et les Frères vont prendre place autour du Sanctuaire, l’habitat divin contenant dans son Naos la représentation symbolique du Grand Architecte des Mondes.

Que viennent-ils donc faire d’autre en ce lieu consacré, que d’assister au rituel de l’ouverture et de la fermeture du tabernacle contenant les outils qui symbolisent notre spiritualité !

Pour les prêtres de la vieille Egypte, le Sanctuaire où reposait le Tabernacle était un espace sacré où seul le roi, ou son représentant, pouvait pénétrer pour procéder aux rituels journaliers.

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Prêtre pratiquant les offrandes invocatoires

Pour nous, Maçons de rites égyptiens, le Sanctuaire est symbolisé par un Pavé Mosaïque représentant la Terre au sein de l’Univers. Celui-ci est composé de 108 cases dont les proportions sont identiques à celles du sanctuaire égyptien, et au centre duquel est posé un Naos porteur des valeurs spirituelles de notre Ordre, et destiné à manifester la présence du Grand Architecte des Mondes.

Rappelons-nous que les égyptiens de l’antiquité, qui savaient pertinemment que la Terre était ronde et sphérique, la représentait parfois, et symboliquement, sous la forme plate d’une table rectangulaire naviguant dans un ciel étoilé. Depuis les premiers temps de leur histoire, ils ont cherché à transmettre aux générations futures les fondements de leur spiritualité solaire, ainsi que leurs connaissances astronomiques, sous une forme géométrique et numérique, compréhensible par tous. Aussi ont-ils représenté la Terre sous une forme rectangulaire aux proportions sacrées facilement identifiable. Il peut être très difficile pour un non-initié à la géométrie dans l’espace, de calculer numériquement la valeur périphérique du cercle par rapport à son environnement. En revanche, si nous transformons ce cercle en carré, fut-il rectangulaire, et que nous additionnons les angles de sa périphérie, cela devient bien plus parlant.

Le nombre 108 qui symbolise la Terre au sein de l’Univers apparait alors clairement. Les 12 angles à 90 degrés qui entourent et composent ce carré totalisent les 1080 degrés que nous réduisons par commodité aux 108 cases de notre Pavé Mosaïque. Ainsi, si l’on veut donner une valeur symbolique et numérique à l’Univers dans son intégralité, faut-il ajouter aux 1080 degrés qui entourent la Terre, les 360 degrés du périmètre intérieur de cet espace consacré à la manifestation des dieux (pour nous le Grand Architecte des Mondes). 1440 serait donc le nombre symbolisant l’Univers égyptien. Curieusement, ce nombre correspond à la distance qui sépare la Terre du Soleil (144 millions de kilomètres), sa lumière mettant 8 minutes à nous parvenir, soit 480 secondes que multiplie sa vitesse de 300 000 km/s. C’est ce nombre que l’on retrouve un peu partout et qui est cité, notamment et de nombreuses fois dans la Bible... En outre, pour nous Maçons de la Terre de Misraïm, le nombre 144 est inscrit dans la géométrie de la Grande Pyramide symbolisant, mieux qu'aucune autre forme, le faisceau de lumière éclairant notre planète?

C’est donc sur ce Pavé Mosaïque composé de 108 cases blanches et noires, symbolisant la rencontre des énergies cosmiques et telluriques, que repose notre Naos, pièce maîtresse de notre rituel d’inspiration égyptienne.

Dans le Temple désert et plongé dans l’obscurité, qui contrairement à ceux de l’Ancienne Egypte n’est pas en permanence préparé à recevoir ses officiants, le Grand Expert vérifie préalablement le bon ordonnancement de la Loge, consacre l’espace sacré en allumant la Lumière Primordiale à l’Autel du Naos, et prépare la fumigation future par l’allumage du charbon du brûle parfum.

Quelle que soit l’époque, quel que soit le rite ou le lieu, la création d’un espace sacré est déterminante, puisqu’elle permet une bonne compréhension du monde qui l’entoure. Cet espace n’existe pas naturellement. Il est le résultat d’un processus de sacralisation dont l’origine, même si elle touche au numineux, est bel et bien humaine. L’homme décide de la sacralisation d’un lieu, il en définit les limites selon son expérience, sa culture et ses buts.

Le processus de sacralisation de l’espace a pour effet de créer deux mondes distincts et implique certaines précautions initiatiques. Deux principes en définissent les conditions d’accès ; le principe d’analogie, comme étant le rappel d’autres formes du sacré, et le principe de participation.

Analogique est la forme triangulaire et équilatérale du Naos qui symbolise les trois dimensions spatiales dans lesquelles nous vivons, et qui représente l'équilibre entre l'intellect, le cœur et la volonté, ainsi que les trois attributs de la divinité: Sagesse, force et Beauté.

Participation, lorsque l’on se trouve dans un lieu consacré, nous sommes spirituellement au centre du monde et en pleine participation avec les forces cosmiques. Ce lieu consacré est conçu symboliquement comme point de référence absolue, par où passe l'axe vertical du monde, il représente un foyer de convergence des forces cosmiques et telluriques. Dans nos Loges, c’est la présence du fil à plomb, à la verticale de la voûte stellaire, en appui sur l’étoile polaire et dirigé sur les trois joyaux de la Loge, qui détermine le positionnement temporel du lieu où doit se manifester l’énergie spirituelle, symbole d’élévation et de perfectionnement de soi. Peu importe qu’il puisse exister plusieurs centres du monde, ce qui compte vraiment c'est la valeur symbolique qu’on lui attribue. Il est d’une importance primordiale dans le choix et la réalisation de l’espace sacré.

Si la localisation peut répondre à un lieu propice au rassemblement, l’orientation quant à elle, peut se faire en fonction d’autres considérations, telles qu’une direction vers un lieu réputé sacré. Par exemple, les églises chrétiennes qui sont généralement dirigées vers Jérusalem., les mosquées qui sont toujours orientées vers la Mecque etc. etc. Les Temples maçonniques quant à eux le sont symboliquement vers l’Orient, et plus particulièrement vers l’Egypte en ce qui concerne notre rite.

Dans son Testament Philosophique, Cagliostro qui fut l’instigateur des rites égyptiens précisait que « Toute lumière vient de l’Orient ; toute initiation de l’Egypte ». C’est pourquoi nous avons choisi d’en travailler les mystères en nous inspirant de ses rituels pour en retrouver l’esprit initiatique.

Pour les Maçons de rites égyptiens, le Naos est au carrefour des deux mondes qui s’affrontent pour créer l’énergie de la vie. Dans l’univers, et notamment dans notre système solaire, circulent des énergies cosmiques positives qui, lorsqu’elle rencontre une énergie négative comme celle du magnétisme terrestre, crée une vibration comparable à moindre échelle à celle du courant électrique au travers d’un corps résistant. C’est pourquoi, contrairement aux divers triangles présents dans nos Loges, dont le sommet pointe en haut appelle le feu de leurs énergies à se manifester, celui du Naos, pointe orientée vers l’Occident, nous rappelle que dans les Temples Egyptiens, le Tabernacle s’ouvrait toujours dans cette direction, permettant à la lumière divine et créatrice de se manifester sur le monde.

C’est aussi pourquoi, dans ce même esprit d’ouverture et de partage, qu’à la fin de nos tenues et par la voix du Vénérable Maître, nos rituels précisent: "que la Lumière qui a éclairé nos travaux continue de briller en nous pour que nous achevions, en dehors, l'œuvre commencée dans ce Temple".

Posés sur cet Autel triangulaire que symbolise le Naos, quelques éléments concrétisent la présence du Grand Architecte des Mondes. Il s’agit notamment d’une flamme centrale de couleur blanche évoquant l’énergie créatrice, l’esprit ascensionnel de l’intelligence humaine, qu’aucun souffle ne peut faire dévier de sa verticalité, l’Ordre dans le Chaos en quelque sorte; d’une cassolette où brûle de l’encens composé de Myrrhe et de Benjoin, et des Trois joyaux de la Franc-maçonnerie que sont le Compas, l’Equerre et la Règle.

Chez les égyptiens de l’antiquité, l’encens tenait une place importante dans leurs cultes. Ils s'en servaient quotidiennement dans leurs rituels sacrés car leur parfum était considéré comme étant l’une des manifestations principales des divinités invisibles, où la fumée devient un lieu de passage entre les deux mondes. Composé de résines et de gommes aromatiques mélangées avec des épices, des écorces d’arbre et des fleurs, l’encens était un produit précieux et recherché, au point que ses ingrédients faisaient l’objet d’un commerce important, notamment avec les pays d’Afrique orientale qu’ils nommaient « le pays de Pount ».

Au Moyen-Orient, et notamment en Egypte, la myrrhe et le Benjoin étaient employées depuis des millénaires en médecine traditionnelle pour leurs propriétés thérapeutiques, antiseptiques et anti-inflammatoire. Ils étaient utilisés pour nettoyer les blessures, embaumer les pharaons et prévenir des infections. Outre leurs vertus thérapeutiques, ces deux résines combinées avaient une action purificatrice sur certaines plaies psychiques, notamment sur l’angoisse et l’anxiété, les crises de nerfs, la dépression latente, le stress et le surmenage.

Simples outils dans le monde profane, les symboles que nous utilisons ont la capacité de désigner autre chose qu’eux-mêmes. Si ceux-ci n’appartiennent pas en propre à la franc-maçonnerie, c’est la façon de les conjuguer entre eux qui leur attribue une toute autre signification. Ainsi, lorsqu’ils sont positionnés sur le Naos, le Compas, l’Equerre, et la Règle forment une sorte de pentacle dont chaque pointe est dirigée vers un office du rituel. L’Energie primordiale que les égyptiens appelaient l’ombre de dieu, symbolisée par le Fil à Plomb va alors s’y manifester, à Midi lorsque la lumière est la plus courte, en agissant comme un laser réfractant son énergie vers les 10 officiers que sont le Vénérable Maître, les Deux Surveillants, le Secrétaire le Couvreur et l’Orateur, l’Hospitalier et le Trésorier, et enfin L’Expert et le Maître des Cérémonie.

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A la clôture des travaux, lorsque l’instant est venu où les Maçons d’Egypte doivent se séparer, ceux-ci reprennent en sens inverse leur déambulation, en repassant par les trois portes qu’ils avaient franchis précédemment.

A présent, et pour conclure sur le Naos, nous avons pu voir que celui-ci est un important symbole d’élévation spirituelle. Laissant la croyance aux religions, notre sens du sacré est une quête où les conceptions métaphysiques relèvent de l’appréciation individuelle. Si nous considérons nos réunions comme des expériences de transcendance émotionnelle, le sacré signifie et implique l'abandon de tout intérêt personnel, nous mettant en capacité de percevoir, d’acquérir et de transmettre les valeurs véhiculées par la vraie maçonnerie.

Alors, ensembles, « élevons nos cœurs en fraternité, et que nos regards se tournent vers la lumière ».

J’ai dit, Vénérable Maître

1)- Il est remarquable de constater, que la coiffure portée par les pharaons, pour symboliser l’unification des deux parties de l’Egypte sous sa seule autorité, se composait de deux couronnes distinctes, une rouge, symbolisant la Basse Egypte qui, rappelons-le, se situe au Nord du pays, et la blanche, symbolisant la Haute Egypte qui elle se situe au Sud.

 

 

 

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